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Le brouilleur d’ondes brouille les signaux des drones indélicats comme le cerveau des riverains.
Le drone est un outil de plus en plus répandu. Son antidote est le brouilleur d’ondes. On les trouve sur les champs de bataille mais aussi dans la sphère civile.

Nikola Tesla, le premier électrosensible de l’Histoire, a inventé le drone.
Il voulait bien faire et était persuadé que la Science travaillait au progrès de l’Humanité. Il aurait mieux fait de s’abstenir ! Le pilotage à distance de ces engins, basé sur l’émission d’ondes électromagnétiques, est toxique pour les êtres vivants. Son antidote, le brouilleur d’ondes, est encore bien plus délétère pour la santé humaine. Quand le conflit russo-ukrainien sera terminé, beaucoup de soldats des deux camps, devenus EHS, en subiront les séquelles toute leur vie.
Dans la sphère civile, les nuisances des drones et brouilleurs d’ondes sont moins préoccupantes. Mais, le drone et ses effets pervers s’invitent désormais régulièrement dans l’actualité des médias. Ainsi un grand quotidien de la Presse Régionale du nord de la France, titre « Le brouillage des drones autorisé pour un an, à Lesquin » (aéroport de Lille). Et de reproduire l’arrêté préfectoral autorisant « un brouillage des aéronefs, circulant sans personne à bord ». L’arrêté est justifié par « l’augmentation de l’usage de drones aux abords de l’aéroport de Lille-Lesquin » et les « risques de collision avec un appareil auraient des conséquences désastreuses et pourraient mener au crash d’un avion en phase de décollage ou d’atterrissage ».
Cette redondance a le mérite de la clarté : l’usage de drones sur un aéroport est un sujet pour la sécurité des biens et des personnes ! Suivant cet article, bien informé, l’aéroport utiliserait deux systèmes distincts de brouilleurs d’ondes dont – peut-être- un fusil Nerod qui équipe l’armée française. Il n’est pas inutile de revenir sur la technologie des brouilleurs d’ondes. Le principe du brouilleur d’ondes consiste à émettre un signal de très forte puissance qui se superpose à la fréquence visée de manière à la rendre illisible. Souvent, le brouilleur est multifréquence afin d’empêcher toute communication sur les différentes longueurs d’ondes.
L’effet collatéral de ce brouilleur est d’impacter la santé humaine et de rendre malade à terme ceux qui sont soumis à son effet. C’est pourquoi son usage est – en principe – réglementé et encadré de manière sévère. Son utilisation intempestive est totalement illicite mais très répandue. Elle est sévèrement encadrée par la loi : 6 mois d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. « C’est interdit de posséder un brouilleur d’ondes en France« , explique Gilles Brégant, directeur général de l’Agence nationale des fréquences (ANFR). « C’est comme si vous allumiez un immense gyrophare dans votre salle de séjour. Un brouilleur, ça fait un vacarme dans les ondes qui est énorme. » Oui, mais, à côté des sites français qui vous demandent votre autorisation préfectorale de posséder l’un de ces appareils avant de vous le livrer, il existe des sites étrangers qui ont moins de scrupules.
Quelques centaines d’euros et un simple clic et vous voilà propriétaire d’un puissant brouilleur d’ondes.
Ces engins, plus nombreux qu’on ne croit, pullulent en ville et sont de nature à détruire votre santé en vous rendant électrosensibles. Ils sont bien plus dangereux que ceux de l’aéroport de Lesquin, dont l’usage intermittent limite les nuisances dans des normes acceptables. Grâce à l’article on apprend aussi que les brouilleurs d’ondes sont utilisés lors des matchs de foot du LOSC, l’arrivée de Paris-Roubaix, à l’aéroport de Brussels international et sur la base des sous-marins de la dissuasion nucléaire française (Brest, Finistère). La sécurité se fait au détriment de la santé publique. Elle génère une pollution électromagnétique dont il est difficile de chiffrer les effets. On apprend aussi que, « le 26 novembre, plusieurs drones ont survolé la base de Creil (60) qui accueille des installations du renseignement militaire ». C’est un lieu que je connais bien car j’ai eu l’honneur d’y faire mon service militaire en tant que « Permanent des Opérations ». « Les militaires chargés de la protection du site ont tiré avec des armes de calibre 12, à canon lisse », apprend-t-on. Toutes mes félicitations aux héritiers de la BA 110, pour leur esprit d’initiative, leur sens de l’économie et pour avoir mis en œuvre cette solution certes un peu bruyante, mais très écolo !
Un peu de culture :
http://blog.prophoto.fr/le-brouilleur-dondes-cest-chic-mais-cest-toxique/





