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L’électrosensibilité est l’avenir de l’Homme
Les études sur le nombre de personnes electrosensibles et electrohypersensibles, en France et dans le reste du Monde, sont rares. Elles sont souvent biaisées, voire interdites. Lorsque l’une d’elle traverse les mailles du filet, cela devient un évènement pour tous ceux qui se sentent concernés par les différentes formes de pollution électromagnétique

Une nouvelle étude sur le nombre des personnes électrosensibles vient d’être publiée par la revue scientifique Next Research. Son comité de lecture est composé de scientifiques de haut niveau dont la plupart appartiennent au monde anglo-saxon. Cette étude est le fruit du travail des docteurs Julie McCredden et Lyn McLean,ainsi que de la professeure Anne Steinemann. Elle a été menée en Australie, aux États-Unis et au Canada sur des cohortes de plus de mille personnes (de 1100 à 1271). Ses conclusions, bien que tout à fait logiques, sont en écart avec les chiffres majoritairement diffusés par les médias.
L’electrosensibilité qui touche des populations de plus en plus nombreuses est un phénomène récent. Avant la seconde Guerre mondiale, il était inconnu. Il ne touchait, que quelques individus, sans que leurs symptômes puissent être reliés à une cause connue. A partir de 1945, dans des lieux circonscrits, le problème devient visible. Il s’agit surtout de militaires ou d’employés des aéroports en contact avec du matériel basé sur des technologies des champs électromagnétiques. Au Danemark, on l’appelle « la Maladie des radars ». Hormis quelques publications spécialisées, personne n’en parle.
Avant 2005, on ne répertorie en France que quelques centaines de cas.
Ce n’est pas encore un problème de société ! Mais, l’épidémie va prendre un essor soudain que beaucoup vont relier à la prolifération des ondes électromagnétiques. L’ANSES va nier le phénomène, puis sous la pression des malades et des associations de personnes électrosensibles avancer le chiffre de 2% de la population française de gens concernés. Cela déclenche un concert de protestations, En 2018, l’ANSES révise son chiffre à la hausse et propose 5%. Même, si d’aucuns le trouvent encore sous-évalué, il va servir de référence jusqu’à aujourd’hui. Cela représente quand même plus de trois millions de français. Quelques études partielles plus récentes indiquent une tendance haussière : 7,5 % en Suisse ; 9,5 % en Allemagne. Cette montée en puissance des personnes impactées par les ondes n’a rien d’étonnant. Une étude suédoise récente (2024) relève que, depuis 1950 jusqu’à cette date, les ondes électromagnétiques du quotidien ont été multipliées par un trillion de fois (1 000 000 000 000 000 000 de fois). C’est un chiffre aussi hallucinant que troublant !
Mais, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation), censée être en charge du problème se montre impavide. Pour elle, cette multiplication « des personnes qui se disent électrosensibles » – comme la courbe ascendante des cancers du cerveau – n’ont aucun rapport avec la prolifération des ondes. Cette analyse est un « copier-coller » des conclusions de l’ICNIRP (Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants), un organisme privé qui se prétend indépendant mais dont le financement provient pour l’essentiel des industriels des Ondes. L’ICNIRP et l’ANSES avancent des raisons psychologiques qui motiveraient tous ces gens à prétendre que les ondes électromagnétiques seraient l’origine de leurs soucis de santé.
Les personnes touchées et les scientifiques indépendants sont très sceptiques. Le docteur Marc Arazzi, auteur d’un livre à succès sur le domaine, qualifie les conclusions de l’ANSES du « fruit d’une expertise compromise par des conflits d’intérêts structurels et une méthodologie biaisée en faveur de l’inaction et au seul profit des industriels de la téléphonie. » Il ajoute : »Il existe dans les médias une Omerta structurelle sur la question des nuisances des champs électromagnétiques sur les êtres vivants ». Le chapitre du nombre de personnes impactées est très sensible.
C’est pourquoi, depuis 2018 – soit presque une décennie – aucune étude statistique n’a été autorisée en France. Dans ce contexte, les études venues d’ailleurs sont les bienvenues, même si elles ne sont jamais relayées par les médias « main stream ». Selon cette nouvelle étude venue d’Outre-Atlantique, les personnes ayant « déclaré avoir des symptômes associés à l’électrosensibilité en présence de rayonnements sans fil » seraient de 7.5% au Canada, 12.8% aux États-Unis et 17.4% en Australie. Ces chiffres n’ont rien d’étonnant et correspondent aux résultats que, raisonnablement, on pouvait attendre.
On note que les hommes âgés de 25 à 34 ans sont les plus touchés par la sensibilité aux ondes.
Les auteurs de l’étude avancent que « La réduction de l’exposition aux rayonnements sans fil peut améliorer les résultats en matière de durabilité. Cette réduction pourrait atténuer les risques potentiels pour la santé humaine et les écosystèmes. » Ils dispensent aussi quelques conseils de « vivre ensemble » et d’amélioration des espaces de travail et de lieux publics : « Sur le plan social, la réduction de l’exposition pourrait réduire les obstacles à l’accès, à la participation et à la productivité dans les lieux de travail, les services et les espaces publics dépendants des technologies sans fil » Ces recommandations de bon sens mériteraient d’être suivies. Il existe dans le Monde plus de trois cent millions de personnes électrosensibles. Une étude suédoise propose le chiffre de 50% de personnes électrosensibles en Europe à l’horizon 2050. Les études prospectives se réalisent… ou pas ! Mais, on marche à grand pas vers notre futur.



