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Electrosensibilité : J’ai testé pour vous un acte de chirurgie ambulatoire

Quand un acte chirurgical devient obligatoire, c’est un vrai problème pour les personnes électrosensibles, car, la clinique ou l’hôpital sont des lieux très hostile pour leur santé. Mais, s’il y va de votre vie, il n’y a pas d’autre choix que de tenter le coup.

L’hôpital, un lieu inhospitalier pour les électrosensibles

Lors d’un contrôle, un médecin-spécialiste détecte un problème veineux, qui, selon lui, nécessite une opération.  

Ce n’est pas une bonne nouvelle.

Affronter la pollution électromagnétique du milieu hospitalier est une épreuve. D’un autre côté, l’absence de mesures indispensables, peut se traduire par un infarctus. C’est ce qui est arrivé à l’un de mes amis, qui, heureusement, n’en est pas mort. Ainsi, une date est prise. Le compte à rebours commence. Comme mon médecin généraliste est un très vieux praticien qui est persuadé que la médecine sert à soigner les gens, il me signe un bon de transport pour l’ambulance. Un rendez-vous est pris avec le professionnel, trois – quart d’heure avant l’heure d’admission.

Arrive le jour J !

Le matin, il me faut aller faire des marques au cabinet du chirurgien. Il se trouve à une trentaine de kilomètres. Je reviens, bien avant l’heure convenue avec l’ambulancier. Mais, à l’heure dite, personne ! Je téléphone et j’ai le droit à de vagues excuses et un conseil : « Prenez un taxi ! » C’est un peu la panique !  J’ouvre l’application Uber, installée depuis un mois. Moins j’utilise le Smartphone, mieux c’est, mais c’est un cas de force majeure !   C’est la première fois que j’utilise le service. Je galère un peu, mais ça marche ! On m’informe qu’un certain Mohamed sera là dans cinq minutes. Je sors avec tout mon barda sous le bras et monte dans la voiture de Mohamed. C’est une Renault électrique d’un modèle qui m’est inconnu. Je ne suis pas rassuré ! C’est une auto cheap, sans GPS intégré ni caméra de recul. Mohamed utilise une application routière que je connais bien car j’ai la même sur mon Smartphone !

Mohamed est un véritable expert.

Il n’arrête pas de pianoter et fait des choses dont j’ignorais qu’elles soient possibles. Si je n’avais pas peur de me rendre malade, je travaillerais le sujet. Pour se rendre à la clinique, il faut faire 15 km en sens inverse de celui de ce matin. Google annonce 12 mn d’itinéraire. A cette heure d’embouteillage, c’est beaucoup plus ! Ça bouchonne sur l’autoroute, ainsi qu’en ville. Pour atteindre la clinique il va falloir plus de trois quarts d’heure. Plus ça va, et plus les acouphènes deviennent violents. C’est la preuve que la voiture électrique c’est toxique ! Ce serait un bon endroit pour effectuer les études « de provocation », destinées à berner les élus et les médias, chères au lobby des Ondes et aux scientifiques quelle rétribue. On augmenterait la statistique !

Il m’a fallu une bonne heure dans ma chambre de la clinique pour que mes oreilles se calment.

Le gros problème c’est que, étant arrivé plus d’une demi-heure en retard, j’ai été le dernier à être opéré. L’infirmier qui s’occupe de moi et qui pousse mon lit à roulettes dans les couloirs est un grand costaud avec un turban bleu. Il évoque plus un pirate des caraïbes qu’un membre du staff médical. Il a une blouse réglementaire, échancrée, qui met en valeur son système pileux. En bas de l’échancrure, à quelques centimètres du cœur est accroché un téléphone sans fil de type DECT. J’ai mal pour lui. J’aurais envie de lui parler d’une étude américaine d’il y a deux ans qui relie ce type de pratique à des infarctus foudroyants. Mais je lui gâcherais sa journée, sans résultat !

Je ne veux pas indisposer mon chauffeur !

Après quelques heures d’attente, il vient me chercher pour m’emmener au Bloc. On passe d’abord par la case anesthésiste ! Dans le box d’à côté le patient a mangé un sandwich le midi, « un petit sandwich » précise-t-il. Son anesthésiste n’est pas rassuré. A sa toux grasse on voit que c’est un gros fumeur. Mon voisin vit dangereusement ! Sinon, mon opération s’est bien passée ! Le niveau des ondes du Bloc devait être à peu près humain.   De retour dans ma chambre je me sens en pleine forme, mais il est tard. « On va devoir vous garder jusqu’à demain matin », m’informe l’infirmière-chef ! Une nuit dans les ondes, ce sera une nuit blanche ! Je lui dis que ce n’est pas possible ! Je ne lui dis pas que je suis électrosensible. Je crains que cela ne lui évoque rien. Je lui dis – ce qui est la stricte vérité – que j’ai été rendu malade par un brouilleur d’ondes clandestin installé près de chez moi. Compatissante, elle appelle une compagnie d’ambulance. A 19h30 les ambulanciers viennent me chercher pour me ramener à la maison. C’était leur dernier service. Ce fut une journée bien remplie.

http://blog.prophoto.fr/la-voiture-electrique-cest-toxique/

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