Des coupures de réseaux à Amiens ! Affreux !

A Amiens, parfois, pour des raisons peu évidentes, les usagers éprouvent des difficultés à utiliser le réseau associé à leur téléphone mobile. Ils en retirent un certain courroux, relayé par des élus et le journal local.

La recherche du réseau est parfois une galère.

L’article prend une pleine page sous le titre « Pourquoi on capte mal à Amiens ». La capitale picarde, fameuse pour sa « ficelle »et ses gloires locales telles que Jules Vernes, François Ruffin et Emmanuel Macron, s’illustre ainsi par la couverture défectueuse de ses opérateurs :« Vous ne captez rien à Amiens. Cela arrive si souvent que des élus se sont emparés du sujet ».

De quoi s’agit-il ? Une élue d’opposition, « sans étiquette », précise le journal, joue les « lanceuses d’alerte ». C’est tout à l’honneur des électeurs amiénois d’avoir plébiscité cette candidate, sans opinion affichée, à des fonctions qui conditionnent les politiques de la Ville ! « Il suffit de se mettre à la gare pour s’en rendre compte. On ne peut même pas faire une recherche sur Internet. Il m’arrive d’avoir été coupée parce qu’il n’y a plus de réseau ! » Affreux ! On comprend le désarroi de cette élue « sans étiquette ». Le journal a fait son enquête auprès de L’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques des postes et de la distribution de la presse.) Pas de panique, répond l’ARCEP : « 99% de la population amiénoise est couverte par l’ensemble des opérateurs. On peut charger une page web en moins de 5 secondes dans 90% des cas ». Le mystère amiénois des ondes-radio s’épaissit ! La cause de ce grave dysfonctionnement serait-il à rechercher du côté des opérateurs de la téléphonie et de l’Internet ?  L’ARCEP dispose de statistiques pointues sur le sujet. Les possesseurs de Smartphones amiénois seraient très bien couverts à 92% chez Free et 99% chez les autres. Alors, quelle est la cause du problème ? Doit-on suspecter la consommation des ondes des Amiénois en augmentation exponentielle ? « Il y a dix ans ; un utilisateur consommait environ 1 Go de données, contre 18 Go aujourd’hui », explique le service local de communication d’Orange. « Il peut arriver que l’antenne, du coup, ne soit pas suffisamment puissante pour permettre à tout le monde ne mener une recherche sur Internet en même temps », explicite le journal ! En tout cas, le maire de la ville, alerté, est en train de constituer un dossier sur les défauts de couverture éventuels dans les zones problématiques. Il se propose de le transmettre à l’ARCEP. Cela ne mange pas de pain ! Comme l’implantation des antennes-relais dépend uniquement d’un contrat privé de gré à gré entre les opérateurs et le propriétaire de l’immeuble où est implantée l’antenne, et que, la politique de couverture d’’une zone par les ondes est le domaine exclusif des opérateurs, ces derniers n’ont pas tenir compte des avis extérieurs… ni celui des élus, ni ceux de l’ARCEP, tant que la situation reste encadrée par les textes et règlements.

Les Amiénois peuvent compter sur la sollicitude des habitants des autres villes de France. On espère une nouvelle publication sur ce sujet d’actualité, qui évoquerait les dangers des ondes électromagnétiques pour la santé des habitants de la capitale picarde.

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