L’ANSES monte au front en Ukraine

L’ANSES vient de communiquer sur ses travaux récents qui concernent le retour de la rage en Europe. Le phénomène serait dû, selon elle, à la guerre qui fait rage depuis 2022 en Ukraine.

Le renard, un bel animal. Mais il peut transmettre des maladies.

L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation) est une agence gouvernementale controversée.

Elle est amenée à dire « la Science » sur les problèmes de sécurité sanitaire. Mais, en même temps, elle dépend du financement et de l’autorité de l’échelon politique. Si son avis diffère de celui de sa tutelle, elle n’est guère en mesure de l’imposer. On a vu l’Agence alerter sur les dangers de l’utilisation des produits nitrés dans l’industrie alimentaire… notamment la charcuterie : diabète, maladies cardiovasculaires, cancer colorectal, etc. Malheureusement, les élus de la Nation ont été plus sensibles aux lobbys agroalimentaires qu’à l’avis éclairé des experts de l’Agence. 

Ces dernières années, L’ANSES, s’est efforcée, selon ses termes, « d’accompagner les décisions de la Commission européenne en matière d’utilisation du Glyphosate », un herbicide très décrié. Le résultat de cet « accompagnement » est très mitigé. Malgré la toxicité du produit, à l’origine de cancers, de lymphomes et selon des sources médicales de la maladie de Charcot, Bruxelles l’a autorisé, jusqu’en 2033. 

On a vu aussi l’ANSES ferrailler contre le cadmium provenant des engrais phosphatés.

Ce « métal lourd » est responsable de cancers, d’ostéoporose et de problèmes rénaux. Cette fois, bingo ! La Représentation nationale a voté une loi pour purifier ces engrais dans des normes compatibles avec la santé du public ! L’ANSES essaie le plus souvent de bien faire, et, malgré un contexte très délicat, obtient parfois quelques résultats. 

Il est un domaine où l’Agence suscite unanimement la critique, c’est celui des dangers des radiations électromagnétiques. Très récemment, recopiant l’avis de la Commission des Ondes de l’ OMS, l’ANSES a conclu à « l’absence de risques de cancers du cerveau liés à l’usage des téléphones portables » Comme ce type de cancer est en constante augmentation (à titre d’exemple, les statistiques de Santé Publique France relèvent qu’entre 2000 et 2020, les glioblastomes – une forme particulièrement létale de cancers – a augmenté en moyenne de 6,11 % chaque année chez les  15-39 ans). Beaucoup se posent des questions sur le bien-fondé de cet avis, exonérant les radiations électromagnétiques de toute responsabilité concernant différentes pathologies touchant les hommes et les animaux. 

Il arrive que l’Agence sorte du cadre hexagonal pour faire profiter de son expertise les pays étrangers. Ainsi, très dernièrement, a-t-elle communiqué sur le retour de la rage, un fléau que l’on pensait éradiqué en Europe. Le premier cas a été détecté en Pologne, en 2021. Mais, depuis, c’est plus d’une centaine de nouveaux qui se sont déclarés, en Roumanie, en Hongrie, en Slovaquie… et en Ukraine.

Il s’agit surtout d’animaux sauvages, principalement les renards.  

Les résultats ont été publiés dans la revue Emerging Infectious Diseasesen février 2026. La Guerre déclenchée en 2022, serait en très grande partie responsable de la situation : « La recrudescence de la rage en Europe est une illustration de l’impact des conflits armés sur la santé et la faune sauvage », commente une chercheuse.

Cette étude sur les renards et leurs dangers est très intéressante.

Il n’est pas certain que cette pandémie puisse venir jusqu’à nous. Dans beaucoup de nos campagnes, les renards sont de retour dans les villages, attaquant les poulaillers : du jamais vu depuis un siècle ! C’est la famine chez les renards ! Les pesticides qui tuent les insectes conduisent à la disparition des oiseaux car ils sont privés de nourriture, tandis que les éoliennes éradiquent les lapins et les lièvres mieux que les chasseurs ! Comme, suivant l’ANSES, les ondes électromagnétiques sont sans effet notable sur la santé humaine, la Commission des Ondes n’a plus aucune utilité. A quoi bon dépenser de l’argent en études sur un danger qui n’existe pas !

C’est pourquoi cette Commission, inoccupée sur notre territoire, pourrait trouver un meilleur emploi en observant la situation en Ukraine. On peut espérer, selon la jurisprudence Tchernobyl, que les ondes électromagnétiques déversées sur les plaines d’Ukraine, puissent fournir un champ d’étude fertile à l’aéropage des scientifiques français. Du point de vue de la pollution des radiofréquences, l’Ukraine est le lieu de la Planète où la situation est la plus hors de contrôle. Outre les pollutions habituelles du commerce (antennes-relais, Smartphones, objets connectés de toute nature, traction électrique, Wifi, Bluethooth, etc.), on trouve dans ce territoire des sources de radiofréquences liées à la Guerre en cours.

Le champ de bataille est arrosé par la myriade des satellites d’Elon Musk (Starlink) qui délivrent un signal comparable à la future 6 G. Il est probable qu’un équivalent – russe cette fois – soit en œuvre en parallèle. Il faut aussi compter sur les signaux destinés à contrôler les trajectoires des drones et des missiles que les deux belligérants s’envoient quotidiennement. Pour en contrer les effets, il existe une foule de « brouilleurs d’ondes ».

Le principe en est simple : émettre un signal sur la même fréquence que celle que l’on veut brouiller avec une puissance tellement forte que le signal émis devient illisible. La guerre en Ukraine fait beaucoup de victimes chaque jour.  Quand elle sera terminée, beaucoup de combattants resteront handicapés à vie à la suite de leur exposition à ces radiations électromagnétiques de puissance déraisonnable. C’est un sujet qui mérite d’être étudié.

Sujet voisin :

http://blog.prophoto.fr/la-campagne-est-cruelle/

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