Daniel Verley 1945 – 2022

Daniel Verley, a toujours vécu à Mons en Baroeul. Il a eu le temps d’y tisser des liens avec beaucoup de gens. Il va beaucoup leur manquer.

Daniel Verley 1945 – 2022

Daniel Verley a fait une carrière d’enseignant. Puis, il a profité de sa retraite pour servir la vie associative. Il nous a quittés, brusquement, fauché par l’épidémie. C’était une figure de cette commune à laquelle il était très attaché.

Daniel aura passé toute sa vie à Mons-en-Baroeul. Son enfance et son adolescence, se sont déroulées rue Franklin, une artère très vivante à cette époque, qui menait du centre du Vieux-Mons à la campagne. Daniel connaissait tous les gens de cette rue. Il y revenait très régulièrement, même s’il avait déménagé dans un quartier éloigné. Quand il s’est marié, il a fait fabriquer par Charly, le menuisier de la rue Franklin, une magnifique armoire en orme qu’il a gardée toute sa vie. 

Il a connu son épouse, Anne-Marie, au patronage de l’église Saint-Pierre, toute proche. Tous deux y étaient moniteurs. A cette époque, Daniel était, très impliqué dans la Paroisse. Il chantait aux cérémonies de Saint-Pierre ainsi qu’à la chorale « A Chœur-Joie » qui regroupait les amoureux du chant lyrique et donnait des concerts un peu partout. Il jouait aussi du violon. Daniel a toujours gardé un amour pour la musique classique. Il l’écoutait en boucle à tous les étages et dans toutes les pièces de la maison.

Lorsque Daniel est entré dans la vie professionnelle, il a d’abord été professeur de Français. Puis, il est devenu le directeur du centre de formation continue de la Mairie de Roubaix. Il a gardé, de ce parcours professionnel, un goût pour la belle langue. Les erreurs de syntaxe et les fautes d’orthographe le mettaient en colère. Il épluchait la presse tous les matins et, en général, les erreurs qu’il y débusquait le faisaient bondir. Il était curieux de tout et s’intéressait à bien des domaines. Daniel était une encyclopédie vivante.

Il s’était découvert très jeune une passion pour les pierres. Les lieux de vacances de la famille étaient choisis en fonction de leur intérêt géologique. Ses trois fils sont nés avec un marteau dans les mains, et accompagnaient leur père dans la recherche de précieux spécimens. Daniel Verley correspondait avec des spécialistes de la discipline, en France et en Europe. Il avait aussi le goût de l’Histoire locale. Il avait amassé une impressionnante documentation : textes de journaux, photos et cartes-postales sur la commune de Mons-en-Baroeul. C’est lui qui a transmis ce virus à son médecin traitant, Jacques Desbarbieux. C’est ainsi que les deux hommes vont fonder – avec d’autres – « l’Association Historique de Mons-en-Baroeul » dont le premier exploit, est la parution « Du village à la Ville », bible de l’Histoire locale jamais surpassée depuis. A « Histo-Mons », Daniel animait, un week-end sur deux « Les Visites du Fort », qu’il fasse soleil, qu’il pleuve ou qu’il neige.

Daniel avait beaucoup d’amis dans la commune. Il a été aussi un mari, un père et un grand-père attentionné. Il manquera à tous.

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Alain Cadet, journaliste

Il a débuté dans la vie professionnelle comme enseignant. Après avoir coché la case du métier de photographe, il s’est orienté vers la réalisation de films documentaires, activité qui a rempli l’essentiel de sa carrière. Arrivé à la retraite, il a fait quelques films… mais pas beaucoup ! Les producteurs craignent toujours que, passé 60 ans, le réalisateur ait la mauvaise idée de leur faire un infarctus, ce qui leur ferait perdre beaucoup d’argent ! La suite a montré qu’ils se sont peut-être montrés un peu trop frileux, mais cela fait partie du passé. C’est ainsi que l’ancien réalisateur – un peu photographe, sur les bords – s’est mis à collaborer avec différents journaux. Il a aussi écrit des livres sur la guerre de 1914 – 1918 où l’image a une place importante. C’est ainsi que dans ce blog, on trouvera beaucoup d’articles sur des peintres ou des photographes anciens ou contemporains, des textes relatifs aux deux guerres, mais aussi des articles opportunistes sur différents événements. Comme les moyens du bord sont très limités, cela a obligé l’auteur à se remettre à la photographie – sa passion de jeunesse – pour illustrer ses textes. Il ne s’en plaint pas !

Publications: 233

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