Pollution électromagnétique, science officielle, médias dominants : un coktail délétère !
La découverte d’un livre, qui m’était inconnu, pose la question de savoir si les ondes électromagnétiques du commerce représentent un danger pour les êtres vivants. Est-il encore possible de développer des opinions fondées sur des études scientifiques indépendantes, face aux médias dominants acquis aux thèses des industriels des Ondes ?

En balade sur Internet, je tombe sur une émission – format Web – centrée sur une interview de Jean-Marc Sabatier. Il s’agit d’un livre sur les effets pervers des ondes électromagnétiques. A ma grande honte, je ne connais ni le prosateur, ni le bouquin. Pour le scientifique, les ondes – basses et hautes fréquences – sont délétères pour la santé humaine. Ce n’est pas un scoop ! Là où Jean-Marc Sabatier se distingue de la concurrence c’est qu’il attribue l’origine des pathologies associées à l’exposition aux champs électromagnétiques au dérèglement du système rénine-angiotensine (SRA). C’est la défaillance de ce système qui expliquerait la rupture de la barrière hémato-encéphalique, responsable de beaucoup de pathologies graves telles que l’électrosensibilité, les cancers, les maladies neuro -dégénératives de type Alzheimer ou encore des porosités de la barrière intestinale, cause présumée de la cohorte des maladies auto-immunes. L’hypothèse est intéressante même si les finesses du discours de l’intervenant sont plus accessibles à un médecin spécialiste, qu’à un quidam lambda.
Qui est ce Jean-Marc Sabatier invisibilisé par le narratif médiatico- politico-industriel. « Le Docteur Jean-Marc Sabatier possède deux doctorats dans le domaine de la biologie cellulaire et moléculaire et il est habilité à diriger des recherches dans le domaine de la biochimie (Bac + 13). Auteur d’une quinzaine de livres sur la santé, il est rédacteur en chef de deux revues internationales de recherche et a écrit plusieurs dizaines d’articles », explique un site scientifique ! A l’inverse, le journal Marianne le décrit comme « un personnage important de la désinformation ». Il serait même un « complotiste » notoire, particulièrement toxique ! Il existe dans la presse des milliardaires trois degrés de condamnation pour disqualifier, exclure de l’espace public, voire priver de son emploi un scientifique dont les travaux dérangent les industriels de la pollution. Ce sont, « controversé », « sulfureux » et « complotiste ». Complotiste est la sanction la plus grave ! Mais, comme Marianne est une feuille contrôlée par un richissime tchèque qui possède une foule de titres de presse et de maisons d’éditions – une sorte de mini-Bolloré venu d’une direction géographique opposée – , on peut aussi prendre l’anathème comme une décoration. Du coup, je décide de faire l’acquisition du bouquin, « Ami entends-tu ces fréquences qui te tuent ». Il est écrit à quatre mains avec Patrick Jaulent, docteur en électronique, diplômé de Stanford AF et expert en cyber-sécurité. Le livre démontre avant tout que les ondes électromagnétiques sont dangereuses pour la santé humaine et que l’outil, dans de mauvaises mains est une arme redoutable. Personne, qui connaisse un tout petit peu le sujet, n’en doutait.

Mais, si des armes fondées sur la propagation des champs électromagnétiques existent et prouvent par leurs effets leur efficacité sur le terrain, cela devient embêtant pour le roman des médias dominants, selon lequel les champs électromagnétiques seraient totalement inoffensifs pour le vivant. Les mystérieuses pathologies des employés de l’ambassade américaine à Moscou et plus tard celle de la Havane – attribuées à des armes mises au point par des services secrets étrangers – sont-des réalités embarrassantes. Patrick Jaulent est un ami d’Allan H. Frey, un biophysicien de renom ( Cornell University -New-York). Le scientifique étatsunien, qui va bientôt atteindre un siècle, était toujours en pleine forme il y a deux ans, au moment de l’écriture du livre. Allan H. Frey a disparu des détecteurs de la presse depuis longtemps. Dans les années 1960, c’est à partir d’un travail sur les radars installés en ville et des gens qui se plaignaient de leurs nuisances, qu’il a la puce à l’oreille. C’est le point de départ de ses travaux. Il va démontrer qu’avec certaines fréquences de puissance suffisante, les sujets exposés vont ressentir un phénomène d’acouphènes. Cela embête bien l’armée et les sociétés de télécom ! En 1975, Frey aggrave son cas. Il démontre que sous l’effet de rayonnements de faible intensité la barrière hémato-encéphalique devient poreuse. Tous les travaux honnêtes ultérieurs sont arrivés à la même conclusion. Ce fut le début d’une nouvelle polémique où les physiciens se sont illustrés avec bravoure. Le scientifique sera qualifié de « sulfureux » par la cellule dédiée du New-York Times financée par l’Industrie des Ondes. Elle reçoit, pour l’occasion, le renfort précieux d’un prix Nobel de Physique. Du point de vue de la Physique, la distinction entre les rayonnements ionisants (rayons X, Gamma etc.) et les rayonnements non-ionisants (Wifi, 4G, 5G, Bluetooth etc.) est déterminante. Seules les ondes ionisantes ont une énergie suffisante pour arracher un électron de la matière vivante et provoquer des lésions.

Cette analyse a été sacralisée quelques années plus tard par l’ICNIRP (International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection), – une ONG qui se dit indépendante mais qui est financée par l’industrie des Ondes. Le concept de l’inocuité des ondes non-ionisantes, imposé au forceps au sein de la Commission des Ondes de l’OMS a ensuite été recopié par L’ANSES. Si, comme le prétend le docteur Jean-Marc Sabatier, le processus n’est pas provoqué directement, mais indirectement, par la mise en défaut du système rénine-angiotensine, ce beau raisonnement planétaire prend du plomb dans l’aile. On comprend que devant l’importance de l’enjeu, le lobby des Ondes se raidisse.
L’Omerta concernant des effets pervers des ondes électromagnétiques est une nécessité pour l’économie des ondes. Elle a un effet délétère sur la santé du monde vivant. Chaque année, on rajoute une nouvelle couche au mille-feuille des ondes ( 5G, compteurs dits intelligents, voiture électrique appareils connectés aux usages improbables …etc.). Un Institut suédois a produit une étude démontrant que la pollution des ondes électromagnétiques entre 1950 et 2024 a été multipliée par un trillion de fois (1 000 000 000 000 000 000 de fois) ! En l’absence du financement d’études de grande ampleur et de prise en compte par l’échelon politique et les médias des quelques travaux indépendants, il n’existe aucun critère d’arrêt pour endiguer cette inquiétante évolution.
Sinon, le livre est une galerie des horreurs : des brevets, des projets, des programmes aboutis qui concernent des armes à énergie dirigées, made in USA. La Russie et la Chine ne sont pas en reste comme l’ont prouvées les attaques des ambassades américaines de Moscou ou de la Havane ou bien l’utilisation de canons à micro-ondes par la Chine dans le conflit des frontières qui l’a opposée à l’Inde. Ce qui parait étonnant c’est que certaines fréquences incapacitantes utilisées dans un but militaire aient pu être autorisées sans état d’âme pour un usage civil de développement du commerce. On sort de cette lecture avec l’idée que les ondes électromagnétiques sont loin d’être aussi anodines qu’on nous le dit. C’est pourquoi il est stratégique de semer le doute sur l’honnêteté scientifique des chercheurs. Le volet biologie moléculaire est peu présent dans l’ouvrage. C’est un regret ! Je suis retourné voir l’interview. A la fin, le docteur Sabatier donne quelques conseils concernant l’alimentation. C’est un moyen de solidifier le système rénine-angiotensine : consommer des produits frais avec des vitamines, des anti – oxydants, de l’oméga 3, des oligo-éléments etc.. Du coup j’ai fait l’acquisition d’un traitement de pilules calcium-zinc-sélénium- vitamine D. Je ne suis pas certain que cela améliore mon état, mais, même dans les situations les plus désespérées, mieux vaut rester optimiste.

La pollution électromagnétique a de beaux jours devant elle. Elle va croître et embellir, accompagnée d’une cohorte de désastres sanitaires : effondrement de la fertilité, EHS, AVC, crises cardiaques, cancers, maladies neurodégénératives et peut-être maladies auto-immunes. Ce qui est le plus inquiétant c’est que cette pollution des ondes est renforcée par une pollution chimique de plus en plus décomplexée. Les organismes atteignent leur limite de résistance. Si on valide l’hypothèse que cette fragilité est due, pour partie, au dérèglement du système rénine-angiotensine, comme le suggère le docteur Sabatier, les Ondes agissent comme un formidable accélérateur des pollutions chimiques. Elles en décuplent les effets. Une scène vue dernièrement est instructive sur ce sujet. C’était sur la chaîne parlementaire LCP. Lors du débat sur la Loi Duplomb, en faveur des pesticides, néonicotinoides et autres produits toxiques. La cheffe de file du parti écolo essayait de convaincre un parterre des députés de la Majorité et de ceux qui sont plus à droite. Elle leur faisait part d’une étude démontrant que les enfants de régions rurales avaient le cerveau bourré de néonicotinoides. Je ne crois pas – je parle sous l’autorité des Physiciens – que les néonicotinoides aient le pouvoir de briser la barrière hémato encéphalique. Mais si, sous l’action des sacro-saints Smartphones des jeunes, qui s’en servent huit heures par jour, cela se produit, les produits toxiques les plus variés (pesticides, néonicotinoides, métaux lourds, nitrites, toxines diverses) pénètrent dans le cerveau des enfants, prémisses de catastrophes à venir. Ce qui était fascinant, c’est que personne dans cet hémicycle censé produire les lois et décider des grandes orientations de la Nation – même pas l’oratrice – ne semblait avoir pleinement conscience de ce qui se jouait dans cette séquence. Le monde politique, comme le monde médical sous la pression des médias et des études de complaisance sont totalement anesthésiés. L’accroissement sans fin de la pollution des ondes a besoin du silence. Si le public pouvait soupçonner un instant que la pollution générée par les outils de son quotidien pouvait être préjudiciable à sa santé, il risquerait de pratiquer une forme de frugalité, nuisible au commerce. C’est la raison pour laquelle il faut discréditer les scientifiques qui s’écartent du discours dominant. L’important pour la science n’est plus d’observer, d’expérimenter, de découvrir de nouveaux concepts mais de se conformer au dogme défini par les maîtres de l’économie. La science n’est pas le seul domaine où cette emprise de l’argent sur l’esprit peut être observée. Dans les médias, l’édition, la culture, le cinéma, le même phénomène est en œuvre. Ainsi, lorsque des professionnels du cinéma, réalisateurs, producteurs, techniciens, acteurs ont signé une tribune pour protester sur la mainmise de l’Empire Bolloré sur le secteur, la réaction du milliardaire a été d’inscrire les signataires sur une liste noire, les privant de travail. Un journaliste a interrogé le porte-parole d’un parti qui caracole dans les sondages pour recueillir son avis. « C ’est celui qui paie l’orchestre qui choisit la musique » a répondu l’éminent politique ! C’est une conception qui a le mérite de la franchise ! Va-t-on s’enfoncer de plus en plus dans une théocratie mortifère des Ondes et des autres pollueurs, avec ses inquisiteurs et ses bûchers ? Ou bien, dans un réflexe de survie, peut-on espérer un retour à la raison ? Nous sommes à la croisée des chemins !
Ami entends-tu ces fréquences qui te tuent, 2024, Patrick Jaulent, Jean-Marc Sabatier
Lien vers l’interview du docteur Sabatier :
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