Le Parc du Barœul (59370), un Jardin Extraordinaire

Situé au beau milieu de la Métropole Urbaine de Lille, ce parc barœulois est peu connu. Les occasions de le visiter sont plutôt rares. Pourtant, il vaut largement le détour !

Le Parc du Barœul (59370), un Jardin Extraordinaire !

Arbres fruitiers, herbes hautes sillonnées par quelques allées tondues : voici le Parc du Baroeul

Ce parc est situé en bordure la rue du Barœul, en direction de la commune voisine de Marcq. C’est un vestige hérité des belles demeures du XIXe siècle. Elles s’étaient implantées, à Mons,  à partir de 1840. Ce terrain était une partie du parc d’une très belle propriété, résidence de campagne d’un riche lillois. Pendant l’Occupation de la première guerre mondiale (1914 – 1918), la maison est investie par l’armée allemande. Elle est pillée par l’Occupant et aussi, dans les mois qui ont suivi la Libération, par le voisinage. En 1920, elle est rachetée par les pères Oblats. Ils sont une dizaine à investir le lieu. Ils ont fort à faire : restaurer la maison, s’occuper des animaux, cultiver le jardin tout en poursuivant leurs missions évangéliques dans tous les coins du globe. Ces pères Oblats vivent en quasi autarcie. C’est ainsi, qu’en 1921, ils vont planter un verger dans toute une partie du parc. C’est ce verger qui sera plus tard racheté par la Ville et qui deviendra le « Le Parc du Barœul ».

Près de la grande maison des Oblats, les religieux ont érigé une serre. Elle sert à cultiver le vigne, qui fournit ses fruits à la Communauté.

Dans la période contemporaine, le parc va servir de lieu d’accueil aux Centre aérés de la commune, pendant les vacances, mais aussi les mercredis. Le moment où le parc est pleinement ouvert au public est celui des « Dimanches du Barœul » (le dernier dimanche du mois de juillet et le premier du mois d’août) ou bien encore, à la « Fête d’automne », qui est une belle occasion de cueillir les poires et les pommes des pères Oblats pour en faire du jus distribué aux visiteurs. Ces pères Oblats étaient des écolos à une époque où le mot n’existait pas encore. Ils avaient planté des variétés anciennes, avec un tronc important… ce qui rendait la cueillette des fruits malaisée, sauf utilisation d’un instrument spécial. Mais, l’avantage c’est que les fruits étaient bien mieux protégés des insectes et les arbres des parasites. Dans les années 2010, même les spécialistes convoqués lors de la Fête d’automne ignoraient le nom de la variété de la plupart de ces essences. Mais, cent ans, cela commence à faire vieux pour un arbre. Certains, malades ont dû être remplacés par des variétés plus modernes. Le verger perdure mais évolue !

Une des animations des « Dimanches du Baroeul » : les promenades en Calèche permettant de découvrir la Ville.

Quand on découvre le parc à l’occasion de ces fêtes de l’été ou de l’automne, on découvre ses installations en dur et ses pelouses bien tondues. Elles servent à accueillir des stands d’animation à destination du jeune public comme des adultes qui l’accompagne. Mais il y a une très grande partie de ce vaste parc que l’on ne voit pas. Ici, à part quelques allées pour assurer l’accès, l’herbe y est haute, les plantes les plus communes ou les plus inattendues y sont cultivées, la faune et la flore reprennent leurs droits : c’est toute la nature qui s’exprime. C’est vraiment un « Jardin Extraordinaire », comme dans la chanson ! La nature y retrouve son état naturel et forme un écosystème. On peut y voir des pies et des corbeaux mais aussi des merles, des geais, des bergeronnettes, des mésanges et bien sûr des moineaux ! Il est même possible d’y entendre le cri des tourterelles et du coucou, cachés dans les arbres.

Dans cet écosystème vivent énormément d’animaux.

Certains espaces, répartis tout autour de cette pelouse d’herbe haute, sont dédiés aux plantes du jardin ou aux fleurs : citons pêle-mêle les tomates, le maïs, les poireaux, la rhubarbe, les plantes aromatiques (thym, laurier, etc.), les arbres fruitiers (pommiers, poiriers, groseillers, framboisiers, cassissiers) ; en ce qui concerne les fleurs, certaines portent des noms bizarres : Knifora, Consoude, Rodgersia… mais on peut aussi y découvrir un magnifique massif de roses avec ses variétés anciennes et modernes.

Parfois, la Ville ouvre le parc au public et l’on peut effectuer sa visite encadrée par les jardiniers municipaux. C’est une occasion qu’il ne faut pas rater !

Galerie :

« L’auto Verte », une vieille automobile reconvertie en pot de fleur.
Le container qui set à stocker le matériel des Centres aérés a été décoré par les enfants aux coupeurs du Parc.
Un nichoir pour les oiseaux
Les « Cercles nourissiers ».
Quelques belles plantations.
Un pied de rhubarbe géante
Un beau massif de Kniforas
Rhubarbes et fleurs
Le coin des rosiers

Courrier des lecteurs

Guy Selosse :

Ingénieur du son, sur les Captations des spectacles son et lumière

Sur « Justin Bock » en juin 2002

On y joua trois titres, avant que l’expérience ne soit délocalisée au Fort de Mons et n’y survive.

Dans les souvenirs récents, le Parc du Baroeul fut aussi le théâtre (de verdure) des premiers sons et lumières organisés à Mons par l’association Jonas sous la houlette de l’association Visage.

Le premier fut « Mon ciel est à tout le monde » présenté les 17-18 et 19 juin 1999, il va y avoir 22 ans dans quelques jours. C’était aussi l’époque de Fondus d’images.

Le parc semble avoir bien changé depuis… (mais ce n’est pas encore le Parc Mosaïque).

Souvenirs… souvenirs…

Image par défaut
Alain Cadet, journaliste
Il a débuté dans la vie professionnelle comme enseignant. Après avoir coché la case du métier de photographe, il s’est orienté vers la réalisation de films documentaires, activité qui a rempli l’essentiel de sa carrière. Arrivé à la retraite, il a fait quelques films… mais pas beaucoup ! Les producteurs craignent toujours que, passé 60 ans, le réalisateur ait la mauvaise idée de leur faire un infarctus, ce qui leur ferait perdre beaucoup d’argent ! La suite a montré qu’ils se sont peut-être montrés un peu trop frileux, mais cela fait partie du passé. C’est ainsi que l’ancien réalisateur – un peu photographe, sur les bords – s’est mis à collaborer avec différents journaux. Il a aussi écrit des livres sur la guerre de 1914 – 1918 où l’image a une place importante. C’est ainsi que dans ce blog, on trouvera beaucoup d’articles sur des peintres ou des photographes anciens ou contemporains, des textes relatifs aux deux guerres, mais aussi des articles opportunistes sur différents événements. Comme les moyens du bord sont très limités, cela a obligé l’auteur à se remettre à la photographie – sa passion de jeunesse – pour illustrer ses textes. Il ne s’en plaint pas !
Publications: 188

Vous pouvez écrire un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :