« Paysages de cire », la dernière exposition de Clotilde Hulin-Quarez

Le titre, « Paysages de cire », annonce le programme : une série d’œuvres réalisées à partir d’une technique ancestrale, tombée en désuétude de nos jours de nos jours : « la peinture à la cire »

« Paysages de cire », la dernière exposition de Clotilde Hulin-Quarez

Le titre, « Paysages de cire », annonce le programme : une série d’œuvres réalisées à partir d’une technique ancestrale, tombée en désuétude de nos jours : « la peinture à la cire »

Clotilde Hulin-Quarez, propose ses dernières œuvres à la salle d’exposition du Fort Macdonald de Mons-en-Barœul. Cette petite salle, tout en longueur, aux briques apparentes est un écrin qui a abrité de nombreuses expositions de peinture et de sculpture, ces dernières annnées. Depuis l’apparition de la pandémie, l’activité s’était éteinte. Il s’agit de la première exposition proposée au public depuis un an et demi.

La palette de l’artiste dispose de plusieurs techniques, mais, depuis quelque temps, elle a redécouvert cette vieille histoire de la peinture à l’aide d’encaustique et de cire d’abeille. « C’est une très vieille technique picturale qui date de l’antiquité », explique-t-elle. « Les plus anciens tableaux connus de l’humanité ont été réalisés de cette manière. Elle était utilisée dans la Grèce antique. Elle permet une conservation étonnante des œuvres, malgré les siècles qui s’écoulent. »

Certains artistes contemporains utilisent toujours la peinture à la cire, notamment aux États-Unis. Elle suppose des contraintes fortes. On doit utiliser un support rigide et poreux tel que le bois, qui permet à la cire chaude d’adhérer. On doit travailler à plat pour éviter les coulures. L’aspect produit est très différent de celui d’une peinture à l’huile, la technique aussi ! « Dans la peinture à la cire » explique Clotilde Hulin-Quarez, « on peut fusionner les couches et gratter les couches supérieures pour laisser réapparaître celles qui sont en dessous. La technique va conditionner l’aspect de l’image, sa patine, mais aussi les choix artistiques qui en découlent. Je ne cherche pas à reproduire fidèlement le réel. Mes paysages sont imaginaires. Je pars de souvenirs que j’essaie de faire revenir et apparaître sur le tableau. La cire produit, elle-même ses effets propres que j’essaye d’orienter. L’image devient une sorte de souvenir qui s’inscrit dans un tableau. »

Pour aller plus loin :

www.clotilde-hulin.com ; clotilde.hulin@me.com

Galerie :

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Alain Cadet, journaliste
Il a débuté dans la vie professionnelle comme enseignant. Après avoir coché la case du métier de photographe, il s’est orienté vers la réalisation de films documentaires, activité qui a rempli l’essentiel de sa carrière. Arrivé à la retraite, il a fait quelques films… mais pas beaucoup ! Les producteurs craignent toujours que, passé 60 ans, le réalisateur ait la mauvaise idée de leur faire un infarctus, ce qui leur ferait perdre beaucoup d’argent ! La suite a montré qu’ils se sont peut-être montrés un peu trop frileux, mais cela fait partie du passé. C’est ainsi que l’ancien réalisateur – un peu photographe, sur les bords – s’est mis à collaborer avec différents journaux. Il a aussi écrit des livres sur la guerre de 1914 – 1918 où l’image a une place importante. C’est ainsi que dans ce blog, on trouvera beaucoup d’articles sur des peintres ou des photographes anciens ou contemporains, des textes relatifs aux deux guerres, mais aussi des articles opportunistes sur différents événements. Comme les moyens du bord sont très limités, cela a obligé l’auteur à se remettre à la photographie – sa passion de jeunesse – pour illustrer ses textes. Il ne s’en plaint pas !
Publications: 188

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