Le voyage à Paris de la Section des Anciens combattants, Mons en Baroeul, 59370

Certains voyages sont inoubliables. Pour les Elus et la section des Anciens Combattants de la commune, le souvenir le plus fort a sans doute été ce jour de 1977, où ils sont allés Place de l’Etoile, raviver la flamme du Soldat Inconnu.

Le voyage à Paris de la Section des Anciens combattants, Mons en Baroeul, 59370

Un panneau de l’exposition photographique mise en place à l’occasion de la commémoration du 8 mai 1945 a attiré notre attention. Il relate le voyage à Paris, place de l’Etoile,  de tous les habitués des cérémonies du Souvenir. Ce fut pour eux l’occasion exceptionnelle de raviver la flamme du Soldat Inconnu.

Le 5 octobre 2017, aux Champs-Elysées, une délégation d’anciens combattants accompagnés par Audrey Linkenheld, Rudy Elegeest et Claude Géry.

Le point de départ de cette grande aventure a été un repas familial à Fleselles, dans la Somme, 2000 habitants, où, Francis Bossut, adjoint aux Finances et à la Communication, apprend que la section des Anciens Combattants locale revient d’une très belle cérémonie à l’Arc de Triomphe, place de l’Etoile. Elle a eu le privilège de pouvoir raviver la flamme du Soldat inconnu. « Je me suis dit que si c’était possible pour une si petite ville, cela devrait pouvoir l’être aussi pour une commune comme Mons »,explique-t-il. Il en parle au Conseil municipal. Cela tombe bien, car deux de ses membres, Jean-Marie Ledé et Claude Géry sont tous les deux lieutenants–colonels de Réserve. Ce sont eux qui vont se charger des démarches d’inscription auprès de l’Union Nationale des Combattants qui valide les choix et établit le planning.

Le 5 octobre 2017, en début d’après-midi alors qu’un ciel bleu domine Paris et qu’un petit vent sec fait claquer les drapeaux, un convoi d’autobus de 150 personnes part de Mons en direction de l’Arc de Triomphe. 

A son bord, les anciens combattants et leurs familles, les élus, les enfants des écoles, les musiciens de l’Orchestre d’Harmonie… tous ceux qui font vivre les cérémonies patriotiques du 8 mai ou du 11 novembre. Il y avait même Audrey Linkenheld, la députée de la circonscription. A 18h30 précises, la circulation est coupée sur le haut des Champs-Elysées et le cortège officiel, porte-drapeaux de la commune en tête, traverse le rond-point pour prendre place sous l’Arc-de-Triomphe, accompagné par les musiciens de l’Harmonie et du Conservatoire. Le président des Anciens Combattants, Claude Géry et le maire Rudy Elegeest déposent alors une gerbe sur la tombe du Soldat Inconnu. Le plus ému a sans doute été Henri Despeghel, 96 ans, le doyen de la section des anciens combattants de Mons. Cela faisait 77 ans qu’il n’avait pas remis les pieds à Paris… précisément à cet endroit. Le 14 juillet 1939, engagé volontaire au 23e régiment d’infanterie coloniale, il avait participé au traditionnel défilé de la Fête Nationale. Les uniformes et les casques kakis d’alors, étaient très proches de la tenue des Poilus de la fin de la Guerre 1914-1918. Rudy Elegeest garde un souvenir fort de cet évènement exceptionnel. « C’était un instant impressionnant », confie-t-il… « un des moments les plus émouvants de toute ma carrière de maire. »

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Alain Cadet, journaliste

Il a débuté dans la vie professionnelle comme enseignant. Après avoir coché la case du métier de photographe, il s’est orienté vers la réalisation de films documentaires, activité qui a rempli l’essentiel de sa carrière. Arrivé à la retraite, il a fait quelques films… mais pas beaucoup ! Les producteurs craignent toujours que, passé 60 ans, le réalisateur ait la mauvaise idée de leur faire un infarctus, ce qui leur ferait perdre beaucoup d’argent ! La suite a montré qu’ils se sont peut-être montrés un peu trop frileux, mais cela fait partie du passé. C’est ainsi que l’ancien réalisateur – un peu photographe, sur les bords – s’est mis à collaborer avec différents journaux. Il a aussi écrit des livres sur la guerre de 1914 – 1918 où l’image a une place importante. C’est ainsi que dans ce blog, on trouvera beaucoup d’articles sur des peintres ou des photographes anciens ou contemporains, des textes relatifs aux deux guerres, mais aussi des articles opportunistes sur différents événements. Comme les moyens du bord sont très limités, cela a obligé l’auteur à se remettre à la photographie – sa passion de jeunesse – pour illustrer ses textes. Il ne s’en plaint pas !

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