Après une activité, a minima, « Diaph16 » espère des jours meilleurs

Le Coronavirus et son cortège de malades et de décès a conduit à un premier confinement pour endiguer le fléau, puis, après une période de vie presque normale, un « second confinement » s’est révélé nécessaire pour faire face à une deuxième vague de l’épidémie. À chaque fois, ces mesures frappent de plein fouet, les commerces, totalement fermés, ou soumis à des restrictions qui mettent en danger la pérennité de l’activité.

Le magasin de photo, « Diaph16 », du Haut-de-Mons, a diversifié depuis quelques années ses activités, notamment en développant un service de réception–livraison de colis. Pendant cette période du « second confinement », seule cette dernière activité est restée autorisée. Le gérant espère un assouplissement autour du 1er décembre prochain.

Benoît Musslin, devant son magasin qui n’assure plus qu’une activité d’envoi-réception de colis

L’envoi et la réception de colis, ne représente qu’à peine un cinquième du chiffre d’affaires de ce magasin, qui offre surtout une palette de services autour de la photographie (reportages, photos d’identité, portraits de famille, numérisation, vente de papiers, pellicules et petits matériels, etc.) Depuis le 28 octobre, toute activité s’est interrompue, hormis celle des colis. Un brin en colère, le gérant, Benoît Musslin, a affiché les couleurs sur la devanture de son magasin : « Comme ça c’est clair ! Pendant la réouverture, des clients ne savaient même pas qu’ils pouvaient venir à nouveau déposer leurs colis !» « C’est une période particulière », poursuit-il. « Je n’ai laissé qu’un mètre carré accessible dans mon magasin. Je ne reçois qu’un client à la fois. Comme je suis responsable de ce qui se passe sur le trottoir, je dois me dépêcher de servir, car si la queue était trop importante, je pourrais être verbalisé. »

Cette dernière activité, autorisée depuis la fin octobre, ne permet pas de régler les factures. « Je ne recevrai rien de l’Opérateur avant la mi-décembre », poursuit Benoît Musslin. « Pour l’instant, je n’ai aucune rentrée financière de ce côté-là, mais, quand j’en serai payé, cela m’aidera à régler mes factures ». Le commerce de survit que grâce à l’aide de l’État, de l’URSSAF et aussi de sa police d’assurance qui prévoyait ce cas particulier. Pour ce second confinement, la Région a promis de mettre la main à la poche. « J’ai rempli un dossier, je n’ai pas de nouvelles mais j’ai bon espoir », commente le commerçant.

Ces aides permettent de ne pas fermer l’activité, mais on est loin du chiffre d’affaires réalisé avant l’épidémie : « Je suis comme tous les autres commerçants », conclut Benoît Musslin. « Ces aides, cela nous permet de maintenir la tête hors de l’eau mais, ce que nous demandons, c’est juste de pouvoir travailler !» Au moment, où le pic de la seconde vague de l’épidémie semble être atteint, suivant le ministère de la Santé, et, où l’on attend de nouvelles mesures gouvernementales, le commerçant monsois espère des jours meilleurs pour son activité.

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Alain Cadet, journaliste
Il a débuté dans la vie professionnelle comme enseignant. Après avoir coché la case du métier de photographe, il s’est orienté vers la réalisation de films documentaires, activité qui a rempli l’essentiel de sa carrière. Arrivé à la retraite, il a fait quelques films… mais pas beaucoup ! Les producteurs craignent toujours que, passé 60 ans, le réalisateur ait la mauvaise idée de leur faire un infarctus, ce qui leur ferait perdre beaucoup d’argent ! La suite a montré qu’ils se sont peut-être montrés un peu trop frileux, mais cela fait partie du passé. C’est ainsi que l’ancien réalisateur – un peu photographe, sur les bords – s’est mis à collaborer avec différents journaux. Il a aussi écrit des livres sur la guerre de 1914 – 1918 où l’image a une place importante. C’est ainsi que dans ce blog, on trouvera beaucoup d’articles sur des peintres ou des photographes anciens ou contemporains, des textes relatifs aux deux guerres, mais aussi des articles opportunistes sur différents événements. Comme les moyens du bord sont très limités, cela a obligé l’auteur à se remettre à la photographie – sa passion de jeunesse – pour illustrer ses textes. Il ne s’en plaint pas !
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