Beyrouth, l’apocalypse au cœur de la ville

Le 4 août 2020, la ville de Beyrouth a connu la plus grande catastrophe civile de son histoire. Cette explosion est le dernier avatar d’une série d’événements, survenus dans différents pays depuis une centaine d’années et qui se ressemblent beaucoup. À chaque fois, le premier coupable est le nitrate d’ammonium

Vers 17 heures, en fin d’après-midi, deux explosions quasi simultanées et d’une violence inouïe, vont ravager le port proche du centre-ville, souffler les habitations des alentours et provoquer la mort. Dans ce pays, que l’on appelait encore il y a si peu la Suisse du Moyen-Orient, après le développement exponentiel de la pandémie de la COVID, une crise économique sans précédent qui a ruiné la majorité des Libanais, cet événement tragique entraîne le pays au bord de l’effondrement.

L’explosion du port de Beyrouth, vu d’un bateau, le 4 août 2020

Beyrouth, Liban, août 2020, explosion au port

Ce cataclysme est survenu presque 75 ans, jour pour jour, après l’explosion de la bombe atomique d’Hiroshima. Il y a bien sûr une différence d’échelle entre ces deux événements. Mais, ce qu’ont vu les témoins de la périphérie de la ville, c’est d’abord un immense champignon qui s’élevait vers le ciel. Au sol, à l’épicentre de l’explosion, c’est une vision de l’enfer. Le souffle extraordinaire de la déflagration a tout détruit, soufflé les habitations des alentours qui se sont écroulées comme des châteaux de cartes, provoquant plus de 130morts et 5000 blessés selon un bilan provisoire de la Croix-Rouge. Le bruit de cette explosion gigantesque a été entendu jusqu’à Chypre, à plus de 200 km de Beyrouth.

Toutes les sources d’information s’accordent sur les origines du drame : l’explosion d’un stock de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium, « conservées » dans des conditions douteuses sur le port. Cette catastrophe libanaise, renvoie à d’autres, tout aussi douloureuses, qui sont survenues durant le siècle écoulé


Lille, France, janvier 1916, la catastrophe des Dix-huit-Ponts

Le 11 janvier 1916 le dépôt de munitions de l’armée allemande explose, tout près du quartier populaire de Moulins-Lille. L’effet de l’explosion a été freiné par les nouvelles usines en béton armé qui ont en partie résisté

Dans la nuit du 10 au 11 janvier 1916, à 3h30 du matin, le dépôt de munitions de l’armée bavaroise – qui tenait le Front de de Douai jusqu’à Armentières – explose. Il est situé dans un ouvrage de défense du rempart lillois, dénommé les «Dix-huit-Ponts » à cause de son architecture formée d’arches superposées. Le dépôt borde l’un des lieux le plus peuplés de la ville : le quartier Moulins. Comme à Beyrouth, l’effet de souffle soulève les toitures, abat les murs des maisons et des usines. De lourdes pierres et des munitions vont être projetées parfois à plusieurs kilomètres de distance provoquant des dégâts et des incendies. Le bilan est très lourd : 130 morts, 400 blessés, 738 maisons soufflées. Il s’agit de la plus grande catastrophe civile de l’histoire  de la ville de Lille. Et encore, la configuration du lieu, enchâssé entre le rempart et des usines construites en béton armé va-t-il permettre la préservation relative de vastes zones habitées. La violence de cette explosion, d’un type inconnu auparavant, a littéralement sidéré la population lilloise. Elle est due sans conteste à une invention de la chimie allemande, le nitrate d’ammonium de synthèse. Avant-guerre, l’explosif brisant en vogue étaient la mélinite, une invention française. La mélinite donnait d’excellents résultats, notamment pour détruire les ouvrages de défense, mais elle produisait un « effet de souffle », très inférieur à celui du nitrate d’ammonium. Quelques mois après le début de la guerre, le blocus maritime empêche l’Allemagne de se fournir en matières premières pour fabriquer sa mélinite. Elle va pallier le problème grâce à son avance technologique dans le domaine de la chimie. Elle produit bientôt dans ses usines de Rhénanie du nitrate d’ammonium en très grande quantité pour alimenter ses usines d’armement qui tournent à plein régime.

Le nitrate d’ammonium, même s’il est tristement célèbre pour ses effets destructeurs, est un corps relativement stable. Il n’explose pas spontanément comme on pourrait le croire. C’est la raison pour laquelle, dans les obus allemands de la première guerre mondiale, les chimistes d’outre-Rhin mélangeaient le nitrate d’ammonium à la Tolite, un dérivé du TNT, (60 % de tolite et 40 % de nitrate d’ammonium dans le cas le plus usuel). C’est la tolite qui sert en quelque sorte d’allumette pour faire exploser le nitrate. La version militaire du nitrate d’ammonium a connu un très grand succès dans différents pays, les décennies qui vont suivre. Les bombes au nitrate ont encore été utilisées dans les années 2000, en Irak et en Afghanistan, par l’armée américaine. Malgré leur poids impressionnant atteignant presque 10 tonnes, elles étaient désignées de manière sympathique par le terme de « faucheuses de marguerites » et baptisées du doux nom de Daisy,

Cette stabilité des composés nitreux s’est retrouvée au cœur de la polémique qui a succédé à la catastrophe des Dix-huit-Ponts lorsqu’il a été question de déterminer ses causes et les responsabilités des uns et des autres. Pour faire bref, il est probable que cette explosion du stock de munitions bavarois a été déclenchée par la décomposition de l’explosif fusant, le nitrate de cellulose (une invention française) qui servait à propulser les balles et les obus. En s’enflammant, le nitrate de cellulose génère des températures très élevées provoquant la décomposition en chaîne de l’ammonitrate. C’est en tout cas ce que pensait l’état-major allemand (le gouverneur de Lille de cette époque était général d’artillerie, donc un expert). Mais officiellement il faisait savoir,  pour des raisons politiques liées à la poursuite de la guerre, qu’il s’agissait selon lui d’un attentat ! Les explosions – souvent spontanées, – dont la cause était la décomposition du nitrate de cellulose ont été fort nombreuses pendant la première guerre mondiale et même avant (le nitrate de cellulose – encore appelé poudre B – a été mis au point en 1885). Il ne sera stabilisé qu’en 1948. Aujourd’hui encore les armes de guerre ou de service utilisent toujours cette vieille poudre, plus que centenaire. Cependant, avant 1916, aucune de ces explosions au nitrate de cellulose n’avait été amplifiée par les effets destructeurs du nitrate d’ammonium. La catastrophe des Dix-huit-Ponts, restera dans le souvenir des lillois comme un sommet même si, sans doute à cause des millions de morts provoqués par la guerre, la mémoire collective française ne la retiendra que comme un épisode anecdotique de la Grande guerre.

Oppau, Allemagne, septembre 1921, l’explosion de l’usine d’engrais

L’usine rhénane d’Oppau, en Allemagne est sévèrement touchée. Un cratère a remplacé le silo n°110 où étaient entreposés les composants d’ammonium

L’armistice signé, l’Allemagne a interdiction de fabriquer du matériel militaire et a fortiori des explosifs. C’est ainsi que sa superbe usine chimique BASF d’Oppau, en Rhénanie, spécialisée dans la fabrication du nitrate et du sulfate d’ammonium, est reconvertie pour un usage civil. Le nitrate d’ammonium entre dans la composition des engrais agricoles. L’usine est récente. Elle a été construite en 1911. Elle se déploie sur un site de 11 hectares et emploie 8000 ouvriers.

Le 21 septembre 1921, une fraction du stock de 4000 tonnes de mélange de nitrate et de sulfate d’ammonium contenu dans l’un des silos explose. Le bilan est très lourd : 561 morts, 1952 blessés, 7500 sans-abris. Il s’agit de la plus grande catastrophe civile survenue en Allemagne au XXe siècle.

L’originalité de cette catastrophe d’Oppau, si on la compare à toutes les autres, c’est que, dans les mois qui l’ont suivie, les autorités du pays ont effectué une enquête sérieuse sur les causes du sinistre et ont même été jusqu’à la publier. La tâche était pourtant délicate. La totalité des témoins directs avait disparu. Il existait des enjeux énormes, tant en matière de responsabilité civile que financière. Le rapport d’enquête mit en évidence que le personnel d’entretien de l’usine BASF d’Oppau avait pris l’habitude de nettoyer le dur agrégat de sulfate et de nitrate – qui finissait par se produire dans la partie basse des stocks – au moyen de petites charges de dynamite. L’opération avait eu lieu des dizaines de milliers de fois, sans aucune conséquence. Pour l’encadrement de l’usine, la faible proportion de nitrate d’ammonium mélangé à d’autres substances inertes dans le cadre de la fabrication des engrais rendait une explosion impossible. D’ailleurs, seulement 10 % du stock du hangar sera concerné par la déflagration tandis que le reste, fort heureusement, restera sans réaction. Ce qu’on a pu observer pendant plus d’une centaine d’années dans les hangars agricoles conforte d’ailleurs cette thèse. Dans l’histoire du monde, jamais aucun hangar rempli d’engrais au nitrate d’ammonium n’a explosé. Que s’était-il donc passé ? Les expériences qui accompagnèrent l’enquête montrèrent que lorsqu’on dépassait une proportion de 55 % de nitrate d’ammonium, celui-ci pouvait se décomposer violemment sous l’effet de l’explosion d’une substance brisante (de type TNT ou dynamite). Une circonstance aggravante qui pouvait expliquer en partie le sinistre de l’année 1921, c’est que pour des raisons de rentabilité, le taux d’humidité maintenu dans les silos de l’usine BASF avait été réduit à 2 % au lieu des 4 % qui étaient en usage quelques mois plus tôt et que c’était sans doute la raison pour laquelle, malgré ces méthodes hasardeuses, l’accident ne s’était jamais produit auparavant.

Les conclusions de ce rapport eurent des conséquences importantes pour la totalité des usines de production et lieux de stockage de nitrate en Europe. Les règles de sécurité furent revues de manière drastique. On se devait dorénavant veiller à ce que les le degré hygrométrique des lieux de stockage soit maintenu dans une fourchette sécuritaire. Les hangars devaient être nettoyés de manière régulière afin d’éviter qu’à la base des stocks, ne naissent des concrétions dures de nitrate concentré. Bien entendu, l’usage des explosifs, en la circonstance, fut banni.

Toulouse, France, septembre 2001, l’explosion de l’usine AZF

Sur cette photo, du 26 octobre 2001, le site toulousain ressemble beaucoup à Oppau. Le hangarn°221 s’est volatilisé.

Les normes de sécurité en vigueur à l’usine de Toulouse étaient totalement inspirées des recommandations allemandes. D’ailleurs, AZF Toulouse (Azote Fertilisants), était explicitement une copie de l’usine d’Oppau reconstruite. Pourtant, le 21 septembre 2001, à 10 heures du matin, le hangar 221 contenant 300 tonnes de nitrate d’ammonium se volatilise en moins d’une seconde. À sa place, subsiste un cratère de 70 m de long et de 42 de large. Comme toujours, le bilan est lourd : 31 morts, 2500 blessés, 27 000 bâtiments endommagés. Contrairement à celle  d’Oppau, les diverses enquêtes diligentées à propos de Toulouse furent extrêmement opaques. Le bonneteau judiciaire qui dura plus d’une décennie et qui était censé faire la lumière sur les événements de septembre 2001 n’accoucha d’aucun enseignement notable. Pire, différents événements donnèrent l’impression fâcheuse que certains faisaient tout ce qui était en leur pouvoir pour empêcher la manifestation de la vérité. Beaucoup de ceux qui mettaient leur nez de trop près dans l’événement, ont connu bien des ennuis. C’était parfois des attaques judiciaires et/ou policières ou encore de mystérieux cambriolages durant lesquels les ordinateurs et leur disque dur disparaissaient opportunément.

Différentes hypothèses sont possibles pour expliquer ce sinistre : une négligence, un attentat, un accident électrique et même, comme à Lille, une décomposition du nitrate de cellulose qui aurait entraîné celui du nitrate d’ammonium. Il se trouve que le site d’AZF était implanté à l’endroit même où l’on avait construit les anciennes Poudreries Nationales, dans lesquelles furent produites les quantités abyssales de nitrate de cellulose qui alimentèrent le Front pendant toute la durée de la première Guerre mondiale. Pour des raisons d’efficacité, on fabriquait également, à même le site, les obus nécessaires à la guerre. Il est quasiment acquis que des vestiges de cette époque (nitrate et obus explosifs) sont enfouis un peu partout dans les sous-sols du site de Toulouse sur lequel, après-guerre, on a bâti l’usine de nitrate d’ammonium agricole d’AZF.

La population de la ville rose, privilégie en général la thèse de l’attentat, rejointe en cela par quelques journalistes. D’autres, sont persuadés que c’est la négligence coupable de la direction du site qui est responsable du sinistre. D’autres encore, évoquent différentes pistes accidentelles dont la principale est celle de la défaillance électrique. Il existe une littérature extraordinairement abondante sur cet épisode de l’accident toulousain, y compris des romans de fiction. En revanche, aucune explication faisant consensus ne s’est imposée. Beaucoup de gens n’avaient pas envie que l’on puisse savoir ce qui s’était réellement passé le 21 septembre 2001. Il s’agissait d’une question à 2,5 milliards d’euros et on peut comprendre que tous ne souhaitaient pas qu’on y apporte une réponse claire. AZF Toulouse est un secret d’État. Il est quasi certain qu’un nombre réduit de « décideurs » de l’époque connaît le fin mot de cette sombre histoire. Peut-être la vérité sur Toulouse, à l’occasion d’un témoignage posthume, surgira-t-elle au moment où on s’y attend le moins.

Beyrouth, une enquête et une reconstruction difficiles

On peut penser que l’enquête libanaise prendra de longs mois et sera  particulièrement délicate. Le coût des reconstructions est estimé plus de 4 milliards de dollars : une note encore bien plus salée que celle de Toulouse. Ce n’est pas un contexte vraiment favorable à l’expression de la vérité. Ce qu’on va chercher en premier lieu sera sans doute la cause de l’explosion. Certains, comme Donald Trump, le président des États-Unis, l’ont déjà trouvée, même si ses propres services ont démenti : il s’agirait d’un attentat ! Pour d’aucuns il serait l’œuvre des amis des assassins de Rafic Hariri, pour les autres il s’agirait plutôt de l’État d’Israël. Le port se trouve en pleine zone contrôlée par le Hezbollah, cela pourrait paraître tentant. D’ailleurs, l’État hébreu semble un peu gêné aux entournures par cet événement dramatique. Alors qu’il est techniquement en guerre avec le Liban, il a proposé néanmoins son aide médicale et humanitaire. En tout cas, glisser deux kilos de TNT et un détonateur dans le stock de nitrate serait, même pour un apprenti terroriste, un jeu d’enfant. Mais pour formuler de telles accusations, mieux vaut l’assortir de preuves. Cela ne veut pas dire pour autant qu’on puisse balayer d’un revers de manche médiatique celui qui la formule en le traitant, comme c’est la mode de « complotiste ». Malheureusement, – et la France est bien payée pour le savoir – un attentat est toujours une chose possible. Mais, suivant les premiers éléments fournis par la presse, d’autres clés d’explication semblent plus probables. On apprend par exemple dans le journal le Monde du 06/08/2020 que ces stocks de matières hautement explosives ont été entreposés dans le port libanais dans des conditions plus qu’hasardeuses depuis la fin novembre de l’année 2013. Un cargo battant pavillon moldave est parti d’un port géorgien de la mer Noire. À la suite d’avaries techniques, il a été contraint de faire escale dans le port libanais. Comme le navire faisait l’objet de poursuites judiciaires de la part de ses créanciers, la justice libanaise a ordonné le déchargement du nitrate d’ammonium sur le port de Beyrouth. Elle aurait naturellement été bien mieux été inspirée de renvoyer cette cargaison vers le Mozambique, sa destination initiale, plutôt que de prendre un risque aussi insensé pour la population de la ville. La défense de quelques dizaines de milliers de dollars de créance semble une motivation bien maigre ! Ce qui fait particulièrement halluciner le lecteur de cet article c’est qu’il ne s’agirait nullement de nitrate agricole dilué comme à Oppau ou à Toulouse mais de nitrate d’ammonium pur « destiné à un usage agricole ou militaire !? » tient à préciser le journal !? Comment cela est-il possible ? L’hebdomadaire Jeune-Afrique amène quelques précisions : « Les autorités portuaires de Beira, le port du Mozambique, qui était censé être la destination finale du bateau moldave, ont officiellement nié avoir eu connaissance de l’arrivée du, Rhosus et de sa cargaison de nitrate d’ammonium qui a explosé à Beyrouth ». Selon un haut responsable du port de Beira qui a demandé que son anonymat soit respecté : « Bien que la destination du navire était bien Beira, le Mozambique n’était pas son lieu de déchargement  final mais le Zimbabwe ou la Zambie et leur industrie minière. Il ne s’agissait pas d’un nitrate adapté à l’agriculture mais à la fabrication d’explosifs comme ceux utilisés dans l’industrie minière. »

Comment, en regard du luxe de précautions mis en œuvre par les entreprises européennes pour sécuriser ces matériaux, peut-on tolérer que des poubelles flottantes puissent transporter pendant des milliers de kilomètres des matières aussi dangereuses, sans même que ceux qui en ont la charge ne connaissent les consignes de sécurité attachées à leur manipulation ? Bien sûr, on va tomber à bras raccourcis sur les magistrats, les services de douane, les autorités portuaires de la ville de Beyrouth et même sur le gouvernement libanais. Il existe un article paru dans la Presse il y a environ trois ans qui mettait en garde ses lecteurs sur les risques de conserver un stock de produits aussi délétères que dangereux au cœur d’une grande ville. Mais ce cri d’alarme n’a pas été suivi d’effets tangibles. Chaque service, chaque administration ou institution s’est contenté de renvoyer la balle sur l’autre, sans prendre aucune décision concrète.

Il faudra aussi reconstruire avec, peut-être, la solidarité internationale. Le président de la république française, Emmanuel Macron, s’est rendu sur les lieux, ce qui a valu, en France, de longues séquences sur les chaînes d’info. Elles se sont opportunément substituées à celles de l’étape du jour du Tour de France, interdit d’antenne en ce début août, pour cause d’épidémie  COVID 19. On est pleinement rassuré ! On apprend aussi que, parmi les victimes, il y aurait 21 blessés et 1 mort de nationalité française, ce qui va sans doute permettre que, parallèlement aux autorités libanaises, la justice française se saisisse du dossier.  Espérons qu’elle sera plus brillante pour démêler la vérité à Beyrouth qu’elle ne l’a été pour traiter le dossier de Toulouse. Beyrouth sera-t-il le dernier nom au bas de cette liste tragique ? Rien n’est moins sûr !

Pour aller plus loin :

« L’Explosion des Dix-huit-Ponts, un AZF lillois », Alain Cadet, Éditions les Lumières de Lille

« AZF, un silence d’État », Marc Mennessier, Seuil

« AZF, l’enquête secrète », Daniel Dissy, Éditions des Traboules

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