Portraits croisés, la vieille Poste de la rue du Général de Gaulle, 59370

Nous sommes quelques mois avant la Seconde guerre mondiale. Devant le bâtiment postal (Poste, Télégraphe, Téléphone = PTT), les employés de cette noble administration, qui date du roi Louis XI, posent fièrement. Parmi eux, il y a au moins trois facteurs, dont les vélos sont appuyés sur le mur. A gauche du bâtiment, se dresse la boulangerie Canis-Janssens. Elle va bientôt être détruite totalement dans le bombardement du 28 mai 1940. A cette époque, le magnifique édifice à la façade Art-déco, construit en 1932, est au sommet de sa splendeur. Il fut considérablement dégradé lors de ce même bombardement de la fin mai du début de la Seconde guerre mondiale.

La Poste continuera à y fonctionner jusqu’en 1972. La construction du Nouveau-Mons implique un glissement du centre-ville vers le nouveau quartier. La Mairie, toute proche, et la Poste, déménagent avenue Robert Schuman … Le local, un temps un temps à usage municipal, va abriter les locaux de Mons-Entraide qui accompagne les familles en difficulté. Aujourd’hui le bâtiment, amputé de quelques morceaux, abrite un établissement hospitalier : le Centre médico-psychologique qui dépend de l’Etablissement Public de Santé Mentale. Treize personnes y travaillent. Elles reçoivent les enfants et les adolescents des communes de Mons-en-Baroeul, Ronchin et Faches-Thusmesnil. La boite postale jaune qui reste sur le mur est une sorte de clin d’œil à l’activité passée. Plus aucun facteur à l’horizon et lorsqu’il passe un cycliste, il est équipé à l’image des coureurs du Tour de France.

C’était -encore – une idée de Jacques Desbarbieux

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