Le « parcours souterrain » de Patrick Lepetit a permis l’émergence d’un livre inclassable

Patrick Lepetit

Patrick Lepetit, ancien élève de l’école Normale Supérieure, professeur d’anglais est surtout connu pour ses ouvrages de poésie.

Passionné de littérature, il s’intéresse depuis toujours au surréalisme et à tous ceux qui ont porté ce mouvement dans le monde. Il vient de terminer la rédaction d’un gros ouvrage intitulé : « Le surréalisme, parcours souterrain. » Pas un auteur, pas un artiste, pas un penseur, pas une œuvre du mouvement n’y manquent. Le livre de Patrick Lepetit est une somme des connaissances actuelles sur le surréalisme. Il propose aussi des pistes nouvelles même si, parfois, elles font référence à l’histoire oubliée.

Patrick Lepetit
Patrick Lepetit présente son livre « le surréalisme »

La naissance de ce livre n’était pas préméditée : elle est le fruit d’une succession de hasards. « Le hasard est précisément une valeur et un moteur de la création  selon le surréalisme, lui-même », explique l’auteur. « C’est la notion de hasard objectif. J’étais en vacances à Cordes sur Ciel. En visitant les remparts, j’ai découvert une petite librairie, « La Maison des Surréalistes ». J’y suis entré et j’ai  fait la connaissance de Paul Sanda, le gérant. Nous avons parlé surréalisme tout le reste de l’après midi. Quand je suis rentré dans le Nord, nous avons continué ce dialogue par correspondance. Paul est directeur de collection chez Rafaël de Surtis. De fil en aiguille, j’ai fini par publier, chez lui, un petit livre de 90 pages, Surréalisme et Ésotérisme. C’est, en quelque sorte, l’ébauche de mon récent bouquin. ».

 

Le hasard (objectif) est têtu. Patrick Lepetit s’attache à rencontrer ceux des surréalistes qui sont encore vivants. Il mène des entretiens avec Bernard Roger, Jean-Claude Silbermann, Charles-Élie Flamand, etc. « Les surréalistes, ne sont pas très nombreux… tout juste quelques centaines, en un siècle, dans le monde entier », poursuit Patrick Lepetit. « Beaucoup sont morts oubliés. Certains ont réussi. Leur travail a été mis en valeur par les musées, les maisons d’édition ou la presse. On connaît les Breton, Soupault, Desnos, Dali, Char, Ernst, Magritte, Aragon etc. Ce sont surtout des artistes. On oublie bien souvent que le surréalisme c’est aussi un mode de vie et de pensée. D’autres, qui sont moins connus du grand public, n’en sont pas moins très importants». L’auteur prend rendez-vous avec Charles Jameu. « Je voulais rencontrer Charles pour m’informer… pour que cette conversation nourrisse mon livre », se souvient-il. « Je savais qu’il était un des surréalistes historiques et je connaissais ses livres mais j’ignorais qu’il était aussi directeur de collection chez Dervy éditions. Il m’a demandé de lui faire parvenir un manuscrit de mon travail en cours. J’avais trouvé mon éditeur ! »

Patrick Lepetit, développe dans son livre les aspects oubliés du mouvement. Il le replace dans le contexte historique et dans l’histoire générale de l’évolution des idées. « Le surréalisme doit beaucoup aux mouvements ésotériques qui l’ont précédé », conclut l’auteur. « L’occultisme, l’alchimie et même la franc-maçonnerie expliquent son émergence. Par exemple, Isaac Newton qui inventa la théorie de la gravitation universelle pratiquait l’alchimie. Ce sont les vapeurs de mercure qui l’ont tué. Il a été aussi l’inspirateur des francs-maçons historiques. On conçoit l’esprit scientifique comme une rupture par rapport à la pensée irrationnelle qui l’a précédé. Il n’en est rien. Il y a plutôt une continuité et le surréalisme est un échelon de l’évolution de la pensée humaine ».

Le livre de Patrick Lepetit qui développe les aspects souterrains et méconnus du surréalisme est aussi un travail d’écriture où chaque mot est soigneusement choisi.

Repères : Le surréalisme, parcours souterrain, éditions Dervy / www.dervy.médias.com /contact@dervy.com

Auteur : CLP

Enseignant une quinzaine d’années et se réoriente vers la photographie puis la réalisation de films documentaires. Ayant connu toutes les évolutions techniques de la profession du cinéma 16 mm juste qu’à la vidéo haute définition, Alain Cadet finit par faire valoir ses droits à la retraite en tant que salarié. C’est un retraité très actif puisqu’il continue à faire des films dans le secteur privé. Il écrit aussi désormais beaucoup pour des journaux locaux et surtout sa collaboration avec la presse écrite lui a permis de renouer avec la passion de sa jeunesse : la photographie !

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