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Le compteur Linky, bienfaiteur de l’Humanité, dans la presse.

Le compteur Linky, bienfaiteur de l’Humanité, dans la presse.

Le compteur Linky est une commodité pour Enedis. Il réduit considérablement les frais de personnels consacrés à la gestion des relevés des compteurs. D’un autre côté l’implantation de ces appareils dits « intelligents » (sic !) augmente considérablement la population des malades des ondes. La presse épouse en général le point de vue de l’opérateur même si l’on pourrait espérer qu’elle puisse compatir aux ennuis de santé de ses lecteurs.

Cet article a été relevé dans un journal local du Nord de la France (29 avril 2022)

 
Fin décembre 2021, 90% des clients Enedis étaient équipés d’un compteur Linky, soit 34 millions de compteurs communicants avaient été installés. (Légende originale de la photo)

Je n’ai pas de compteur Linky, paierai-je bientôt mes relevés ? 

Un lecteur nous a alertés sur la fin de la gratuité des relevés de consommation d’électricité pour les personnes qui ont jusqu’à présent refusé la pose d’un compteur Linky. C’est effectivement vrai, mais la fin de cette gratuité va se faire en deux temps.  

Fini la gratuité pour tous. Si vous avez jusqu’à présent refusé la pose d’un compteur Linky, vous allez finir par le payer, quel que soit votre fournisseur d’électricité. C’est la Commission de régulation de l’énergie (CRE) qui l’a décidé, dans une délibération de mars 2022, considérant que « les clients qui empêcheraient encore la pose d’un compteur Linky (…) doivent supporter les surcoûts générés ». Environ 10 % des clients Enedis (soit quelque 3,7 millions d’utilisateurs, fin 2021) ne sont toujours pas équipés du fameux boîtier connecté vert et sont donc potentiellement concernés. Quand allez-vous devoir mettre la main à la poche ? 

1. Vous n’avez pas de compteur Linky et refusez de communiquer un auto-relevé de votre index de consommation à Enedis, qui doit donc procéder elle-même à ces relevés : à partir du 1 er janvier 2023, vous allez payer 8,30 € HT, tous les deux mois (soit 49,80 € HT par an). Ce coût s’appliquera aux clients n’ayant pas mis à disposition d’Enedis leur index au cours des 12 derniers mois (soit tout au long de l’année 2022) et ce, jusqu’à ce que vous acceptiez la pose d’un compteur Linky ou de faire des auto-relevés. Selon la CRE, environ 500 000 personnes seraient ainsi impactées sur le territoire. 

2. Vous n’avez pas de compteur Linky, mais réalisez au moins une fois par an un auto-relevé de votre consommation , à partir de votre compteur ancienne génération, une donnée que vous communiquez à Enedis : vous bénéficiez (comme environ 3,3 millions de foyers au total) encore de la gratuité de ce service mais jusqu’en décembre 2024 seulement. 

3. En janvier 2025, vous ne serez toujours pas équipé d’un compteur de Linky : c’est la fin de la gratuité, que vous réalisiez des auto-relevés ou pas, sauf à ce qu’il soit impossible (pour des raisons techniques) de poser un compteur Linky chez vous. 

Depuis le début de l’année 2022, Enedis est en effet entré dans une nouvelle phase de déploiement du compteur Linky, une phase transitoire de « déploiement diffus » (comprenez au coup par coup, auprès des derniers récalcitrants au compteur Linky) et le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité s’est donné jusqu’à la fin de l’année 2024 pour y parvenir. 

Ensuite ? La Commission de régulation de l’énergie a déjà acté que « tous les consommateurs non équipés d’un compteur intelligent seront systématiquement facturés du coût du relevé résiduel (accompagnement clientèle dans la transmission des index, évolutions spécifiques du système informatique de traitement de ces index, campagnes de communication, vérifications par Enedis, etc.) ». 

Une facturation dont le montant pourrait évoluer à cette date.

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L’article est reproduit ici in-extenso. Par charité, nous n’indiquons, ni l’identité du journal, ni le nom de la rédactrice du texte qui a pourtant fièrement signé. Ce papier est une belle illustration du talon d’Achille du journalisme. La plupart du temps les journaux reproduisent les communiqués et dossiers de presse des organismes qui, partie prenante du dossier, ont pris l’habitude d’orienter l’information dans le sens qui les arrange. Ici, le point de vue développé est celui d’ENEDIS, assorti de la menace de sanction financière actée par la Commission de régulation de l’énergie, entièrement acquise aux intérêts de l’Opérateur qui installe ses ses compteurs Linky, de gré ou de force, et quelles que soient les conséquences sur la santé du public. 

Malgré tout, via cette information documentée par ENEDIS on apprend en traduisant le jargon institutionnel que reproduit l’article, qu’il existerait sur le territoire français environ 500 000 réfractaires. Il n’est pas précisé le nombre de ceux qui se méfient du Linky, informés par des études alarmantes en comparaison de ceux qui, en « toute méconnaissance de cause »,  ont accepté l’installation du compteur mais qui, après de coûteux examens médicaux et procès, en ont obtenu le retrait par voie de justice.

On voit qu’on ne peut compter ni sur les commissions ad hoc, ni sur la presse pour défendre la santé des gens. Les futurs malades de ondes sont peu de chose par rapport à la rentabilité des opérateurs. Ces économies de gestion sont-elles profitables au consommateur qui en retrouverait une partie sur la baisse de sa facture ? Pas du tout ! Depuis la privatisation de l’Energie, le prix de l’électricité est en hausse constante dans des proportions alarmantes. Les évènements internationaux récents vont sans doute amplifier le phénomène. D’ailleurs, depuis quelques temps le tarif de l’électricité est indexé sur le gaz ( ?!). C’est dire que les économies supposées générées par le Linky n’ont aucune incidence sur le prix du Kilowatt ! 

Tandis que des pays comme la Suède limitent le nombre de leurs électrosensibles par des mesures de prévention, d’autres comme le gouvernement du Québec sont les champions du Monde de la pandémie. L’installation obligatoire – mais pas seulement – d’un compteur dit « intelligent » pour les usagers d’Hydro-Québec est sans doute l’une des causes du nombre record d’électrosensibles sur ce territoire d’outre-Atlantique.


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Alain Cadet, journaliste
Alain Cadet, journaliste

Il a débuté dans la vie professionnelle comme enseignant. Après avoir coché la case du métier de photographe, il s’est orienté vers la réalisation de films documentaires, activité qui a rempli l’essentiel de sa carrière. Arrivé à la retraite, il a fait quelques films… mais pas beaucoup ! Les producteurs craignent toujours que, passé 60 ans, le réalisateur ait la mauvaise idée de leur faire un infarctus, ce qui leur ferait perdre beaucoup d’argent ! La suite a montré qu’ils se sont peut-être montrés un peu trop frileux, mais cela fait partie du passé. C’est ainsi que l’ancien réalisateur – un peu photographe, sur les bords – s’est mis à collaborer avec différents journaux. Il a aussi écrit des livres sur la guerre de 1914 – 1918 où l’image a une place importante. C’est ainsi que dans ce blog, on trouvera beaucoup d’articles sur des peintres ou des photographes anciens ou contemporains, des textes relatifs aux deux guerres, mais aussi des articles opportunistes sur différents événements. Comme les moyens du bord sont très limités, cela a obligé l’auteur à se remettre à la photographie – sa passion de jeunesse – pour illustrer ses textes. Il ne s’en plaint pas !

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