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Lille

L’Institut pour la photographie

Un nouveau lieu dédié à l’Art photographique

Il est situé dans le Vieux-Lille, au numéro 11 de la rue de Thionville, face à l’ancien domicile de Louis-Désiré Blanquart-Évrard, celui-là même qui a permis la réussite du procédé « négatif-positif », en photographie. Ce nouveau lieu ne manque pas d’ambition. Si le grand public retiendra surtout ses expositions, le centre veut aussi être un lieu d’échange, d’expérimentation, de création, de recherche et d’édition afin de développer dans les Hauts-de-France – et même au-delà – la culture photographique.

L’entrée de l’Institut, au n° 11 de la rue de Thionville
Photo, Alain Cadet

Ces quelques semaines d’ouverture ont permis une fréquentation prometteuse. « Il vient des gens d’un peu partout et pour des motifs différents», explique Giulia Franchino, la responsable de la communication de l’Institut. « Certains habitent le quartier… d’autres, très loin. Il y a ceux que la photographie motive et ceux qui tentent la visite en simples curieux. J’ai même vu un couple d’anciens élèves, ravis de pouvoir visiter le lycée où ils se sont rencontrés. » Cet ancien hôtel particulier, avec son magnifique décor du XIXe siècle, abritait il y a peu le Centre d’information et d’orientation et auparavant, le lycée professionnel Édouard Lalo. Il subsiste une magnifique bibliothèque en chêne massif qui servira le futur travail autour du livre de l’Institut.

La bibiothèque, un lieu de travail et d’information
Photo, Alain Cadet

Lors de cette période d’ouverture, on a pu découvrir à travers un seul thème, Extraordinaire : regards photographiques sur le quotidien, sept expositions. La première est consacrée aux grandes figures de la photographie américaine : Leon Levinstein, Diane Arbus, Rosalind Fox Solomon et Mary Ellen Mark. Puis viennent les cartes postales du début du XXe siècle proposant une Amérique fantasmée ; les portraits du XXe siècle de Lisette Model ; les Portraits de famille de l’Allemand Thomas Struth ; la manipulation de négatifs de touristes chinois de Thomas Sauvin ; Home Sweet Home, un voyage dans l’intimité des intérieurs britanniques, des années 1970 à nos jours, et enfin, Laura Henno et ses images saisissantes de la cité perdue de Slabcity, au cœur du désert californien. Il est à noter que malgré ce thème américain, Laura Henno est originaire de la Région ce qui rejoint l’un des objectifs de l’Institut qui veut mieux faire connaître les artistes des Hauts-de-France.

11 12 et 13 Octobre 2019: L’Inauguration de l’Institut pour la Photographie
Crédit Institut pour la Photographie

Si L’Institut a pour vocation d’accueillir des expositions, ce ne sera pas sa seule mission. « Ce lieu a été imaginé en grande partie par Xavier Bertrand, le Président des Hauts-de-France et Sam Stourdzé le Directeur des rencontres d’Arles », poursuit Giulia Franchino. « Il s’agit aussi de préserver et valoriser la production photographique partout en France mais surtout dans les Hauts-de-France. Nous allons encourager la recherche et l’aider à trouver de nouvelles perspectives, sensibiliser à l’image photographique avec l’ouverture d’ateliers autour de l’image, valoriser le livre comme objet à travers notre bibliothèque mais aussi en participant à divers projets d’édition et bien entendu continuer à contribuer au rayonnement de la photographie à travers nos 1500 mètres carrés de salles d’exposition. » En 2021, pour ses premières expositions, l’Institut pour la photographie devrait proposer une rétrospective des photographes primitifs des Hauts-deFrance : Hippolyte Bayard, né à Breteuil sur Noye, en Picardie, mais surtout le Lillois Louis-Désiré  Blanquart- Évrard, dont l’hôtel particulier fait face à celui de L’Institut pour la photographie

On peut y découvrir de nombreuses expositions
Photo, Alain Cadet

En pratique : Institut pour la photographie, 11 rue de Thionville ;ouverture du mardi au Dimanche de 10h à 18h ; Nocturne le jeudi jusque 21 h (fermé le lundi) ; entrée gratuite ;  www.institut-photo.com

Par Alain Cadet

Enseignant une quinzaine d’années et se réoriente vers la photographie puis la réalisation de films documentaires. Ayant connu toutes les évolutions techniques de la profession du cinéma 16 mm juste qu’à la vidéo haute définition, Alain Cadet finit par faire valoir ses droits à la retraite en tant que salarié. C’est un retraité très actif puisqu’il continue à faire des films dans le secteur privé.

Il écrit aussi désormais beaucoup pour des journaux locaux et surtout sa collaboration avec la presse écrite lui a permis de renouer avec la passion de sa jeunesse : la photographie !

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