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Portraits croisés, le grand-Saint-Pierre, à Mons-en-Barœul, 59370

Cette photo est une Antiquité.

Elle représente le grand Saint-Pierre, un café historique de la commune de Mons-en-Barœul. Nous sommes aux alentours de l’année 1900… voire bien avant ! Les cafés, à Mons-en-Barœul, étaient alors très nombreux.  Une différence de régime fiscal entre cette commune et sa voisine – Lille – permettait de s’y fournir en boissons alcoolisées au moindre coût.  Brasseries et estaminets vont fleurir tout le long de cette route de Roubaix (actuellement rue du Général De Gaulle). « Le grand Saint-Pierre », se démarquait de son concurrent « le petit Saint-Pierre » par sa taille beaucoup plus imposante. C’était l’un des cafés incontournables du bourg historique. Il était encore très rural comme on le voit sur le cliché. Le dimanche, le grand Saint-Pierre se transformait en « goguette », une forme de café chantant. On murmure que le grand Alexandre Desrousseaux s’y produisait parfois.  À l’époque de la photo, l’établissement est tenu par Henri Maes.  Ce dernier est aussi le patron de l’entreprise de maçonnerie contigüe, à laquelle on accède par l’entrée voisine. Prendre une photo, en ce temps-là, est un véritable évènement. Tous les habitants du lieu, hommes, femmes, enfants et même chevaux sont de sortie. Un portrait saisissant de ce lieu, mi ville, mi village…

 Aujourd’hui, le grand Saint-Pierre a subi bien des vicissitudes.  

Les masures rurales qui l’entouraient vont être remplacées par de belles maisons bourgeoises. Dans les années 1980, le café se transforme en commerce de proximité. Il devient une petite supérette-épicerie- marchand de légumes, La concurrence des deux supermarchés voisins va lui être fatale. L’établissement va rester fermé de nombreuses années. Il y a quelques temps, il a failli se transformer en entreprise de pompes funèbres. Finalement, le projet n’a pas abouti. Il est urgent de photographier ce bâtiment appartenant à l’histoire car il doit être rasé prochainement. Il a été racheté ainsi que le grand terrain qui se trouve derrière par la commune qui a l’intention de transformer la parcelle en parking, un équipement très utile dans cette rue du général-de-Gaulle ou le stationnement est très difficile.

Le coin des historiens locaux :

Il y a un mystère concernant le Grand Saint-Pierre. Alors que de nombreuses photos du début du XXe siècle – et même avant – témoignent de sa présence au n° 154 de la rue du général de Gaulle (le bâtiment transformé en supérette), des travaux de rénovation entrepris au n° 134 (à l’époque, banque Scalbert-Dupont) mettent à jour des peintures murales. On peut y lire très distinctement le nom du propriétaire (M. Emaille-Ingels) et le nom du café (le Grand Saint-Pierre). Il pourrait avoir eu (dans la seconde moitié du XIXe siècle, voire plus tard) un transfert de l’enseigne d’une cinquantaine de mêtres pour des raisons désormais oubliées. 

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