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Quand les journalistes en herbe du collège Descartes font la rencontre de leur imprimeur

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L’une des classes de troisième du collège, dite « Classe Catel » – du nom d’une illustratrice de l’Édition écrite  –  a décidé de produire un journal scolaire. L’une des premières séances de travail a consisté à visiter « l’imprimerie Monsoise » qui, si tout va bien, devrait imprimer leur journal en fin d’année.

Les élèves découvrent les épreuves imprimées
Photo, Alain Cadet

Tout est à imaginer et à construire pour cette classe et pour leur professeur de français-latin, Monsieur Mathieu. Comme l’interview fait partie des savoir-faire requis de tout bon journaliste les élèves étaient venus avec une batterie de questions pointues. En face, Fabien Lemaire, le Directeur-général de cette PME de 60 personnes a dû répondre à ce feu roulant. Les questions portaient sur les sujets les plus divers. En ce qui concerne l’environnement et la déforestation, les élèves ont été soulagés d’apprendre que leur initiative ne risquait pas d’impacter les forêts. En effet, l’entreprise monsoise n’utilise exclusivement que des papiers éco-certifiés fabriqués à partir de bois éco-renouvelable. Ce n’est pas forcément le cas dans le reste de l’Europe et dans le Monde ce qui expliquerait en partie les différences considérables de prix des travaux d’impression d’un pays à l’autre. Mais, malgré ce coût élevé, beaucoup d’administrations, et même d’entreprises, exigent ce type de papier. « L’Imprimerie monsoise » se doit d’être à la pointe de la technologie et renouvelle très souvent son matériel. La moindre machine coûte plus d’un million d’euros, parfois pas loin de deux. Il faut vendre beaucoup de feuilles de papier imprimé pour rembourser un pareil investissement. Les élèves ont aussi appris qu’au-dessus de 1000 exemplaires on utilise une énorme presse offset. Elle perd du papier au réglage, mais le coût unitaire de la feuille est très bas. Au-dessous de 1000, c’est plus rentable d’utiliser la machine digitale, qui ne perd aucune feuille. On peut supposer que c’est celle-ci qui imprimera le journal des élèves du collège Descartes.

Autour de la table, l’interview de Fabien Lemaire
Photo, Alain Cadet

Suit, commentée par Fabien Lemaire, la visite de l’établissement. Chaque atelier correspond à une phase de fabrication du document imprimé : la saisie, le maquettage, l’impression et la finition. Les élèves se posent beaucoup de questions : : « Combien faut-il de pages pour produire ce journal ? De quelles dimensions sera-t-il ? À quoi cela peut-il bien servir de mettre des photos dans un journal ? » Cette visite est un bon début mais il y aura encore beaucoup de travail avant que le journal du collège Descartes ne voie le jour et soit imprimé dans les locaux de l’Imprimerie monsoise.

Galerie

On vient d’imprimer un calendrier
Devant une machine d’impression

Par Alain Cadet

Enseignant une quinzaine d’années et se réoriente vers la photographie puis la réalisation de films documentaires. Ayant connu toutes les évolutions techniques de la profession du cinéma 16 mm juste qu’à la vidéo haute définition, Alain Cadet finit par faire valoir ses droits à la retraite en tant que salarié. C’est un retraité très actif puisqu’il continue à faire des films dans le secteur privé.

Il écrit aussi désormais beaucoup pour des journaux locaux et surtout sa collaboration avec la presse écrite lui a permis de renouer avec la passion de sa jeunesse : la photographie !

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