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« Hello Bocaux » dit « Good Bye » à la rue du général-de-Gaulle

Une simple affichette dans la vitrine a averti la clientèle de la fermeture du commerce,
photo Alain Cadet

Une enseigne très récente, « Hello Bocaux » – produits bios et épicerie en vrac – vient de cesser d’exister, après seulement quelques mois d’activité.

« Hello Bocaux » s’était installée en mai dernier

au 134, rue du général-de- Gaulle. L’endroit avait été longtemps une agence bancaire du CIC. Mais, comme c’est la mode pour ce type d’établissement, elle avait fermé ses portes. Le local était resté très longtemps inoccupé. Racheté par la Municipalité, il avait été longuement rénové puis loué, après un appel d’offres, dans des conditions particulièrement avantageuses pour le locataire. L’arrivée de ce commerce de produits bios et en vrac avait été accueillie comme une bonne nouvelle par les riverains de la rue. Ce commerce original permettait de répondre à tous les besoins courants de la cuisine et de la maison (légumes frais, épices, riz et pâtes, boissons, lessive, etc). L’originalité du lieu, c’est que tous ces produits, vous étaient proposés en vrac : une démarche éco-responsable, privilégiant les « circuits courts », une option partagée par un public de plus en plus nombreux… en tous cas, dans certains quartiers.

L’enseigne ne partait pas de rien. Elle existait auparavant sur la commune d’Hellemmes. Le projet initial était de garder la boutique d’Hellemmes et de la compléter par celle de Mons-en-Baroeul. Mais le COVID est passé par là. Il a fallu réduire la voilure et se recentrer sur le local monsois, plus vaste. Visiblement, la clientèle locale n’était pas au niveau escompté. La grande proximité de deux enseignes moins disantes (Aldi et Intermarché) possédant un rayon bio, les effets pervers de la pandémie et le changement des habitudes pour acheter en vrac, étaient sans doute des obstacles à la pérennisation du commerce. Déjà, la semaine précédente, des changements d’horaires d’ouverture semblaient augurer quelques problèmes. La fermeture d’« Hello-Bocaux » était regrettée, ce matin,  par les quelques riverains, rencontrés dans la rue, surpris de la nouvelle. En même temps, ils reconnaissaient que le magasin était surtout, pour eux, un commerce d’appoint et qu’ils fréquentaient plus volontiers des enseignes moins chères. Le message apposé dans la vitrine est sans ambiguïté : « Hello Bocaux, c’est fini. On est viendus. On n’a pas assez vendu. On doit fermer. Des bocaux à bientôt dans d’autres vies ? »

Photo : Alain Cadet

NDLR : Cet article est l’original. Ne pas le confondre avec ses copies.

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