Portraits croisés : Carrefour général-de-Gaulle–Franklin (59370)

Dans les années mille-neuf-cent-trente, à l’intersection des rues général de Gaulle (rue Daubresse-Mauviez, avant-guerre) et Franklin, on était dans l’hyper-centre du bourg historique. Les choses ont bien changé de nos jours !

Portraits croisés : Carrefour général-de-Gaulle–Franklin  (59370)

Dans les années 1930, ce carrefour relie les deux rues les plus commerçantes du bourg. Il y règne une belle activité. La rue Daubresse-Mauviez, est entièrement bordée de commerces mais il y en a aussi quelques-uns, dans cette rue Franklin, photographiée en enfilade. Cette rue ne menait nulle part. A son extrémité : un maraîcher et une ferme… puis, plus rien, excepté la campagne ! C’est peut -être pour cette raison, qu’avant 1896 elle s’appelait la « rue du Bois » ! Côté centre, il y avait beaucoup de petits artisans qui proposaient leurs services. Juste avant la guerre, cette épicerie de gauche qui fait le coin est remplacée par un café. Le 28 mai 1940, l’aviation allemande va bombarder le carrefour, endommageant la poste qui se trouve derrière le photographe et soufflant les maisons qui constituent ce paysage. Le café va partir en fumée et sa tenancière faire partie des huit victimes civiles de ce bombardement.

Aujourd’hui, ce carrefour en forme de croix est devenu un rond-point. Une nouvelle voie, la rue Théodore Monod, est venue s’ajouter. Elle permet d’atteindre la commune de Marcq-en-Barœul et d’accéder, au passage, aux magasins Intermarché et Aldi, qui se sont implantés là, au fil des ans.  On a reconstruit différemment la partie gauche, victime des bombes allemandes. A droite, les maisons ont laissé la place à un parking : un lieu rare et précieux dans cet endroit. Pour les connaisseurs, il existe dans cette rue Franklin un accès piéton vers les deux supermarchés, seule exception dans cette voie, qui n’a plus aucune activité commerçante et dont la seule vocation est désormais résidentielle.

Image par défaut
Alain Cadet, journaliste
Il a débuté dans la vie professionnelle comme enseignant. Après avoir coché la case du métier de photographe, il s’est orienté vers la réalisation de films documentaires, activité qui a rempli l’essentiel de sa carrière. Arrivé à la retraite, il a fait quelques films… mais pas beaucoup ! Les producteurs craignent toujours que, passé 60 ans, le réalisateur ait la mauvaise idée de leur faire un infarctus, ce qui leur ferait perdre beaucoup d’argent ! La suite a montré qu’ils se sont peut-être montrés un peu trop frileux, mais cela fait partie du passé. C’est ainsi que l’ancien réalisateur – un peu photographe, sur les bords – s’est mis à collaborer avec différents journaux. Il a aussi écrit des livres sur la guerre de 1914 – 1918 où l’image a une place importante. C’est ainsi que dans ce blog, on trouvera beaucoup d’articles sur des peintres ou des photographes anciens ou contemporains, des textes relatifs aux deux guerres, mais aussi des articles opportunistes sur différents événements. Comme les moyens du bord sont très limités, cela a obligé l’auteur à se remettre à la photographie – sa passion de jeunesse – pour illustrer ses textes. Il ne s’en plaint pas !
Publications: 153

Vous pouvez écrire un commentaire