Une commémoration du massacre des Arméniens, en pleine actualité.

Une commémoration du massacre des Arméniens, en pleine actualité.

Le monument commémoratif du massacre des Arméniens, pour les habitants des Hauts-de France a été érigé à Mons. C’est là que, chaque mois d’avril, une cérémonie réunit les élus et la communauté arménienne pour un moment de recueillement. 

En 2018, au pied de l’église Saint-Jean-Bosco, a été érigé un Khatckar, une pierre en forme de croix, symbole de l’âme arménienne. Depuis lors, l’endroit est un petit bout de la terre arménienne où se déroulent les manifestations patriotiques. C’est ainsi que s’y sont retrouvés des représentants du corps préfectoral, de la Gendarmerie, de la mairie de Mons, des deux assemblées (Chambre des députés et Sénat), de l’association arménienne ARARAT, ainsi que plusieurs centaines de membres de la Communauté arménienne. Depuis une loi de janvier 2001, la France est devenue l’un des états qui reconnaissent officiellement le génocide arménien, tandis qu’en février 2018 elle a instauré une journée nationale de commémoration, fixée au 24 avril. Entre avril 1915 et juillet 1916, plus des deux tiers de la population arménienne vivant sur le territoire actuel de la Turquie ont disparu du fait des déportations, famines organisées ou massacres. Sur une population de 1 700 000 habitants, à peine 300 000 personnes ont survécu. C’est à cette occasion qu’est apparue pour la première fois cette notion tristement célèbre de « Crime contre l’humanité », qualifiant ce génocide. Ce texte a été paraphé en 1915 par la Russie, la Grande-Bretagne et la France. 

Pendant les discours…

C’est cette histoire douloureuse que se sont attachés à décrire les orateurs de la cérémonie. Mais, Hovhannes Arakélian, secrétaire de l’association ARARAT, qui regroupe les Arméniens de la Métropole est allé plus loin en évoquant la situation actuelle qui présente beaucoup de similitude avec les évènements du passé. En 2020, l’Azerbaïdjan, appuyé par son allié, La Turquie, a envahi et s’est emparé militairement de 75% du Haut-Karabakh, une région dont la population est majoritairement arménienne. Il s’ensuit une situation de blocus des populations arméniennes résiduelles de ces zones, avec l’établissement de check points, qui en interdisent l’accès. Sur le plan sanitaire et alimentaire, on s’oriente vers une nouvelle crise humanitaire.La commémoration des évènements des années 1915-1916 reste d’une brûlante actualité

Personnalités présentes : Amélie Puchinelli, secrétaire-adjointe Préfecture du Nord, Francis Bossut, adjoint au maire, Mons-en-Baroeul, Brigitte Liso, députée, Martine Filleul, sénatrice, Patrick Kanner, sénateur, Colonel Laurent Gladieux, gendarmerie du Nord,Ivan Pagniez, Diocèse de Lille, Tatevik Bazinian-Mournet présidente de ARARAT, Hovhannes Arakélian, secrétaire de ARARAT.

Hakob Ghasabian, une riche actualité musicale

La commémoration du génocide arménien a été l’occasion de l’interprétation de deux chansons célébrant l’Arménie par un jeune membre de la communauté arménienne, Hakob Ghasabian. Ce n’est pas la première fois qu’il accompagne la cérémonie de Mons. Lors de la précédente édition, en avril 2019, il était déjà là. C’était alors un tout jeune homme. Il n’avait que quinze ans. Il avait pourtant déjà remporté la finale de « Prodiges ». L’année suivante, on le retrouve dans « The Voice ». C’est l’occasion pour lui de se faire remarquer. Il est choisi pour un rôle dans la comédie musicale « Je vais t’aimer », un spectacle de Serge Denoncourt à partir de chansons de Michel Sardou. « Nous avons fait 90 dates de ce spectacle en deux ans » explique Hakob. « L’année prochaine, ce sont 100 dates supplémentaires qui sont déjà programmées, un peu partout en Europe ». Dans l’intervalle le jeune chanteur va prendre l’avion pour la Chine. Il a été engagé dans la troupe de Gérard Presgurvic, pour le spectacle « Roméo et Juliette », 2023, une comédie musicale créée en 2001 et dont le succès ne s’est jamais démenti. Hakob a aussi entrepris l’écriture d’un album (textes et musiques) qu’il espère pouvoir finaliser prochainement. Mais, il n’oublie pas l’Arménie et se rend disponible partout où la cause arménienne peut être défendue. « Ce sont mes racines » explique-t-il. « Comme Charles Aznavour, je suis 100 % Arménien et 100% Français »

Galerie :

Un beau moment de musique et de communion autour des évènements d’Arménie.
De nombreux membres de la communauté arménienne s’étaient déplacés.
De nombreuses gerbes ont été déposées au pied du monument
Alain Cadet, journaliste
Alain Cadet, journaliste

Il a débuté dans la vie professionnelle comme enseignant. Après avoir coché la case du métier de photographe, il s’est orienté vers la réalisation de films documentaires, activité qui a rempli l’essentiel de sa carrière. Arrivé à la retraite, il a fait quelques films… mais pas beaucoup ! Les producteurs craignent toujours que, passé 60 ans, le réalisateur ait la mauvaise idée de leur faire un infarctus, ce qui leur ferait perdre beaucoup d’argent ! La suite a montré qu’ils se sont peut-être montrés un peu trop frileux, mais cela fait partie du passé. C’est ainsi que l’ancien réalisateur – un peu photographe, sur les bords – s’est mis à collaborer avec différents journaux. Il a aussi écrit des livres sur la guerre de 1914 – 1918 où l’image a une place importante. C’est ainsi que dans ce blog, on trouvera beaucoup d’articles sur des peintres ou des photographes anciens ou contemporains, des textes relatifs aux deux guerres, mais aussi des articles opportunistes sur différents événements. Comme les moyens du bord sont très limités, cela a obligé l’auteur à se remettre à la photographie – sa passion de jeunesse – pour illustrer ses textes. Il ne s’en plaint pas !

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