Avant Noël, c’est déjà Noël, Merlimont-Plage, 62155

Avant Noël, c’est déjà Noël, Merlimont-Plage,62155 

L’installation, début décembre 2022, d’un conifère d’un nouveau genre n’est pas du goût de tous les riverains. Il s’agit de maquiller en plante l’installation d’une antenne-relais multi-opérateurs.

Le journal local qualifie cette installation de « Canada-Dry ». « Ça a la couleur d’un pin, la forme d’un pin, la hauteur d’un pin, mais ce n’est pas un pin. C’est un mât de téléphonie déguisé… », estime-t-il. Ce journaliste est bien gentil. Ce conifère des opérateurs de téléphonie est à la forêt ce que sont les fleurs en plastique déposées sur les tombes des cimetières à la nature. Ce « camouflarbre », haut de 25m, n’est pas seulement laid. Il est la promesse de nuisances multiples pour le voisinage. Le pylone est situé en plein milieu de cette charmante station touristique du bord de mer… à 25 m des fenêtres de la maison voisine. Bonjour la vue ! Ses habitants avaient pourtant protesté auprès des autorités locales. Ils avaient été rassurés. Aujourd’hui, ils déchantent. Ils déclarent au journal local : « On nous avait dit à l’époque que le pylône serait érigé dans une zone inhabitée, loin des habitations. On constate aujourd’hui que le mât se situe au milieu d’un quartier résidentiel sans que personne, à la mairie, ne nous ait prévenus. » Les promesses, c’est bien connu, n’engagent que ceux qui leur portent crédit !

Un autre riverain, tout aussi proche du pylone, dénonce l’implantation de cette antenne intempestive. « Ce pylône fait trois fois la taille de notre habitation. Il va défigurer le paysage de notre commune. » Il a aussi de grands doutes sur l’argumentaire des opérateurs et de la mairie.  « Depuis dix ans, je certifie n’avoir jamais eu de problème de réseau à l’endroit où nous sommes. Pourquoi parle-t-on de zone blanche pour implanter ce pylône ? » Bref, l’arrivée de ce « Pin de Noël », n’est pas une bonne nouvelle pour les habitants de ce quartier de la cité balnéaire. En revanche, ce sont les vaches et leurs éleveurs qui ont tout lieu d’être satisfaits. En général, ils sont en première ligne face à ce type d’évènement. Ce sont les animaux, très sensibles aux champs électromagnétiques, qui, comme à Mazeyrat-d’Allier, tombent malades les premiers et décèdent par centaines. Pour les humains, cela prend plus de temps pour que les effets néfastes des ondes se fassent sentir. Rappelons qu’en matière d’antenne-relais, le Conseil de l’Europe a préconisé (11 avril 2011) une puissance des antennes-relais ne dépassant pas 0,6V/m qu’il envisage d’abaisser prochainement à 0,2 V/m et que, s’en inspirant, certains pays européens cherchent à limiter les dégâts : 6V/m, en Italie, en Pologne ou au Luxembourg…3 V/m en Autriche. En France, les antennes-relais sont calibrées à 41 et 61V/m suivant les fréquences utilisées. Sale temps pour ces habitants du bord de mer !

Autres cas :

Les vaches ne sont pas des canards sauvages… les riverains non plus, Mazeyrat d’Allier, 43300 

Alain Cadet, journaliste
Alain Cadet, journaliste

Il a débuté dans la vie professionnelle comme enseignant. Après avoir coché la case du métier de photographe, il s’est orienté vers la réalisation de films documentaires, activité qui a rempli l’essentiel de sa carrière. Arrivé à la retraite, il a fait quelques films… mais pas beaucoup ! Les producteurs craignent toujours que, passé 60 ans, le réalisateur ait la mauvaise idée de leur faire un infarctus, ce qui leur ferait perdre beaucoup d’argent ! La suite a montré qu’ils se sont peut-être montrés un peu trop frileux, mais cela fait partie du passé. C’est ainsi que l’ancien réalisateur – un peu photographe, sur les bords – s’est mis à collaborer avec différents journaux. Il a aussi écrit des livres sur la guerre de 1914 – 1918 où l’image a une place importante. C’est ainsi que dans ce blog, on trouvera beaucoup d’articles sur des peintres ou des photographes anciens ou contemporains, des textes relatifs aux deux guerres, mais aussi des articles opportunistes sur différents événements. Comme les moyens du bord sont très limités, cela a obligé l’auteur à se remettre à la photographie – sa passion de jeunesse – pour illustrer ses textes. Il ne s’en plaint pas !

Publications: 302

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