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Christian élève ses abeilles… en ville… au cimetière

Christian élève ses abeilles… en ville… au cimetière !

Christian élève ses abeilles… en ville… au cimetière !

Christian élève ses abeilles… en ville… au cimetière

Christian Courtes élève des abeilles, depuis 6 ans. Dernièrement, ses ruches ont déménagé à Mons-en-Barœul, à l’extrémité du Cimetière.

Christian, n’est pas apiculteur de profession. Dans la vie, il est enseignant. « Pour en faire son métier, il faudrait au minimum 300 ruches », précise-t-il. Ce qui l’intéresse, c’est d’observer la nature : « Je ne me lasse pas de les regarder Elles ont une vie très riche et passionnante ». Christian avait installé son rucher sur le toit de son immeuble, dans la commune de Marcq-en-Barœul. Mais l’un des copropriétaires a mené la guerre à ses abeilles par peur d’être piqué par l’une de ces butineuses au dard toxique.

Christian s’est ouvert de ses problèmes à une voisine qui connaissait beaucoup de monde dans la commune voisine de Mons-en-Barœul. C’est ainsi que ce cas épineux est arrivé aux oreilles de la mairie. « J’ai été contacté par Francis Bossut, l’adjoint à « la nature en ville » et David Alexandre, le responsable des espaces verts. Ils m’ont proposé cet endroit, à la lisière de la ville, tout près de la zone naturelle qui entoure le fort. Je n’aurais pas pu rêver mieux. »

« Je n’aurais pas pu rêver mieux.« 

Christian y a installé 10 ruches. C’est un bon chiffre pour exercer une activité de loisir. Parfois, pour des raisons inconnues, il perd un essaim, mais il arrive toujours à reconstituer son cheptel. « Tous les essaims qui sont ici ont été cueillis chez des particuliers. Je n’en ai payé aucun. Disons, que mes abeilles viennent toutes de Villeneuve d’Ascq et des communes avoisinantes » Le miel, c’est en plus ! Ce n’est pas ce qui est essentiel à ses yeux. L’année dernière il a recueilli 20 kilos alors que l’année précédente date de la première installation elles ont donné 120 kilos. « C’est à cause du réchauffement climatique. S’il fait très chaud, la période de floraison est très courte, ce qui limite la cueillette du pollen et par conséquent la récolte du miel ».

L’abeille n’est pas un sujet mineur. Elle est un véritable enjeu pour la planète et son alimentation. « Les abeilles c’est très important pour préserver la biodiversité, mais pas seulement. Il y a aussi les papillons et tous les autres insectes qui permettent la pollinisation des plantes », conclut Christian.

Les abeilles, un enjeu planétaire

Les abeilles, un enjeu planétaire

L’abeille, pour assurer sa survie, recueille le pollen et le nectar de la fleur. Une partie de ce nectar reste collé aux poils et va féconder une autre fleur. Ce mécanisme qui perdure depuis des millions d’années est constitutif de la nature sauvage ou cultivée, de la survie de ses plantes. L’apparition de produits phytosanitaires de plus en plus sophistiqués mais aussi de plus en plus toxiques vient mettre en péril cet équilibre naturel. Depuis 1995, où, en France, les insecticides-néonicotinoïdes ont fait leur apparition, environ 300 000 ruches ont péri chaque année. La production de miel française a été divisée par deux en 20 ans. D’autres dangers guettent aussi les insectes pollinisateurs : la pollution à l’ozone qui empêche les butineuses de faire la différence entre les espèces de fleurs, lesherbicides qui détruisent la flore intestinale, et rendant les abeilles vulnérables à toutes sortes de maladies. 

Le Conseil de l’Europe s’en est ému. Il craint que la disparition des insectes pollinisateurs n’ait « un impact sur nos écosystèmes et notre biodiversité. Ces diminutions pourraient entraîner des pertes dans le rendement agricole. D’ailleursen janvier 2023, la Cour de justice de l’Union européenne s’est prononcée contre les autorisations d’urgence prises par certains Etats membres pour continuer à utiliser des semences nocives pour les abeilles. Mais, une nouvelle génération de pesticides basée sur la technologie de l’ARNi est en cours de développement. Selon une étude indépendante elle mettrait en péril 136 espèces d’insectes pollinisateurs,  dont les abeilles ! La survie ou l’évolution de plus de 80 % des espèces végétales dans le monde et la production de 84 % des espèces cultivées en Europe dépendent directement de la pollinisation par les insectes au premier rang desquels on trouve les abeilles sauvages et domestiques.

Galerie :

Les abeilles, un enjeu planétaire
Les abeilles, un enjeu planétaire
Les abeilles, un enjeu planétaire

Sujet voisin :

http://blog.prophoto.fr/jai-teste-pour-vous-une-seance-dinitiation-a-la-vie-des-abeilles/


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Alain Cadet, journaliste
Alain Cadet, journaliste

Il a débuté dans la vie professionnelle comme enseignant. Après avoir coché la case du métier de photographe, il s’est orienté vers la réalisation de films documentaires, activité qui a rempli l’essentiel de sa carrière. Arrivé à la retraite, il a fait quelques films… mais pas beaucoup ! Les producteurs craignent toujours que, passé 60 ans, le réalisateur ait la mauvaise idée de leur faire un infarctus, ce qui leur ferait perdre beaucoup d’argent ! La suite a montré qu’ils se sont peut-être montrés un peu trop frileux, mais cela fait partie du passé. C’est ainsi que l’ancien réalisateur – un peu photographe, sur les bords – s’est mis à collaborer avec différents journaux. Il a aussi écrit des livres sur la guerre de 1914 – 1918 où l’image a une place importante. C’est ainsi que dans ce blog, on trouvera beaucoup d’articles sur des peintres ou des photographes anciens ou contemporains, des textes relatifs aux deux guerres, mais aussi des articles opportunistes sur différents événements. Comme les moyens du bord sont très limités, cela a obligé l’auteur à se remettre à la photographie – sa passion de jeunesse – pour illustrer ses textes. Il ne s’en plaint pas !

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