', 'auto'); ga('send', 'pageview');

J’ai testé pour vous une I.R.M. dans un grand hôpital

J’ai testé pour vous une I.R.M. dans un grand hôpital

Dernièrement, je me suis rapproché d’un spécialiste hospitalier pour un problème de santé assez ennuyeux mais qui, j’en ai eu l’expérience il y a une dizaine d’années, peut être facilement résolu. Toutefois, le système de santé d’il y a dix ans n’est plus celui d’aujourd’hui.  Je partage avec vous cette redécouverte de la médecine.

 L’éminent spécialiste qui m’a reçu, aime bien fonder son diagnostic sur des éléments objectifs modernes tels que les examens permis par les nouvelles technologies.  Il a demandé une analyse génétique (un examen très cher).  J’en connaissais le résultat car on me l’avait déjà prescrite, il y a une bonne dizaine d’années, à une époque où c’était une pratique très rare. Comme j’avais perdu le papier, il a tenu à en ordonner une nouvelle. Pour assurer le coup, il a aussi demandé que l’on procède à une I.R.M. Je lui ai dit que j’étais électro sensible. Il est tombé des nues. Cette maladie ne figure pas dans l’organigramme des services des hôpitaux publics et privés.  Evidemment, j’étais très inquiet.  Mais comme je voulais bénéficier d’un traitement, je n’ai rien dit et j’ai pris le risque ! L’IRM est un appareil qui émet des ondes électromagnétiques qui font vibrer les cellules de votre organisme. Cela permet de les visualiser sur un écran.  En quelque sorte c’est un système de photographie non invasif.  On peut aussi l’assimiler à une antenne-relais qui ne fait du bien à votre santé que dans les médias complaisants sous l’influence du lobby des ondes.  Les appareils les plus performants sont très encombrants et atteignent une puissance de presque 12 Teslas. Cela fait beaucoup ! Rien, que de voir l’outil, on peut être inquiet ! On en trouve la preuve dans un document de l’ANSES qui, en 2022, publie ses auditions de spécialistes réalisés pendant 10 ans dans le cadre de la Commission des ondes.  Ainsi, un médecin, O.R.L., présenté comme un « spécialiste des acouphènes » par l’Agence, témoigne : « Un de mes patients déclare avoir eu son acouphène après avoir subi un examen par résonance magnétique nucléaire. Il indique que cet examen a gâché sa vie. Il s’agit d’un monsieur rustique qui est agriculteur. Il n’a jamais vécu dans un milieu extrêmement connecté.  Je pense que cela n’avait pas de rapport avec son acouphène. Il déclare que sa vie est fichue et qu’il n’aurait jamais dû faire cet examen. »  Ce témoignage est une variante intéressante du célèbre effet nocebo. Un peu plus loin, ce même spécialiste déclare que certains de ses patients génèrent des acouphènes lorsqu’ils se rendent dans des réunions où les gens ont leurs smartphones allumés à cause de l’appréhension que cette situation génère dans leurs cerveaux.  En somme, pour revenir au cas de cet agriculteur qui sort tout droit du début du XXe siècle, le fait de ne rien connaître à la technologie des ondes est un motif d’angoisse en soi.  Ces travaux de l’ANSES sont très intéressants. Ils proposent à la « Science » une variante du nocebo où la méconnaissance d’un danger potentiel, provoquerait, pour cette raison, des manifestations pathologiques. Tout est bon à prendre, à condition que les conclusions aillent dans le sens des industries des ondes qui ont imposé leurs codes à un certain nombre de scientifiques, voire de médecins bienveillants.

A la première heure, suivant les indications du médecin, me voici rendu au service IRM de l’hôpital. L’idée de départ était, avec cet examen, de pouvoir guider la décision d’un traitement éventuel du médecin. Il était prévu qu’il me reçoive autour de 12h30. 

L’appareil qui m’était destiné était de la taille d’un tout petit buffet et sa sonde évoquait un gros scanner pour lire les codes-barres. Cela n’était pas de nature à impressionner. Même un paysan venu de sa Flandre profonde aurait peut-être subi le test avec succès.  Pour me rassurer, l’infirmière qui officiait a tenu à m’indiquer que le « même appareil est utilisé chez les fromagers et les affineurs pour déterminer si un fromage est à cœur » et que c’est le moment de le commercialiser.  Un outil qui ne fait pas de mal à un tout petit fromage ne doit pas inquiéter un grand type costaud de plus d’un quintal !  Quand elle appuie sur un bouton, il se produit comme un choc électrique générant une petite douleur… mais rien de bien méchant !  Je me dis que cet outil procède par impulsion brève ce qui est plus rassurant que les différents émetteurs d’ondes qui agissent en permanence comme c’est le cas de la plupart des outils du commerce !   Peut-être que le fabricant est au courant des nuisances de sa technologie et qu’il a tenu elle à limiter ses effets ? Peut-être veut-t-il, tout simplement permettre des économies à ses clients et considère-t-il que dépenser moins d’électricité est bon pour la planète ? Je jette un coup d’œil furtif sur l’écran où l’on voit mon foie détaillé en différentes coupes axiales successives. Malheureusement, mon manque de connaissances médicales, m’empêche d’avoir une idée de la signification de ces images… fort décoratives. 

Bientôt, me voilà dans la salle d’attente du médecin où je vais rester sans doute pour un bon moment. Pour occuper le temps rien de mieux que de mesurer le niveau des ondes électromagnétiques de l’endroit. Je l’ai déjà fait il y a quelques mois et cela me donnera un point de comparaison. Pour la 4G, mon application me donne le chiffre de 68 résultant essentiellement d’une foule de répéteurs, mis en batterie dans le bâtiment.   C’est beaucoup ! Le logiciel considère qu’au-delà de 70, on affronte un milieu hostile.  Pour mesurer la 5G, j’utilise un outil plus sérieux de type Cornet.  Il m’indique : 0,400 à 0,500 mW/m2, avec une pointe atypique à 11. Les mesures faites il y a quelques mois étaient 0,200 à 0,900mW/m2, avec une pointe à 1,10.  Cela ne s’est pas dégradé dans des proportions alarmantes mais cela ne s’est pas amélioré, non plus !.

Les patients se succèdent assez rapidement. Mais pour celui qui est juste avant moi, cela prend un temps fou ! Arrive mon tour ! Quand il voit que j’ai fait l’I.R.M. le matin même, le praticien n’est pas très content ! C’est tout juste s’il ne m’engueule pas parce que, selon lui, ce type d’examen doit être fait au minimum deux ou trois jours avant la consultation afin qu’il puisse t’être interprété dans les délais. Apparemment, les règles ont changé dans l’intervalle. À l’hôpital, ce qui est vrai un jour, n’est pas vrai toujours. Son téléphone se met à sonner. Il s’agit d’un combiné de type DECT, qu’il porte dans la poche supérieure de sa blouse, juste à ras de son cœur.  Dernièrement, j’ai lu un article d’une revue médicale américaine qui lie ce type de comportement à un certain type d’infarctus foudroyant.  J’évite, naturellement, de ramener ma science toute fraîche auprès de cet universitaire hyper-diplômé.  J’ai quand même mal pour lui ! C’est une collègue ou une infirmière qui l’appelle pour avoir son avis sur ce qu’il convient de faire avec le patient qu’on vient de lui envoyer. Je suppose que c’est la personne qui m’a précédé. Elle a une tension de 6,8 en chiffre haut, ce qui est très peu. Le médecin se concentre sur les examens qui pourraient expliquer ces symptômes.  Cela prend du temps. Il range son téléphone à l’endroit habituel. À ce moment-là une autre sonnerie se fait entendre.  C’est celle de son smartphone. Il est rangé dans la poche basse de sa blouse. Comme ce praticien semble avoir dépassé la cinquantaine, ce n’est pas très grave mais, quand même, une étude suisse récente démontre pour la énième fois, l’influence néfaste du smartphone rangé à cet endroit, pour la fécondité masculine. Mon interlocuteur vit très dangereusement dans un milieu professionnel hostile. D’un autre côté, s’il lui arrivait quelque chose de grave, il n’a pas à aller loin pour être soigné !  

Il n’aura pas les résultats de l’I.R.M. pour prendre sa décision, pas plus que ceux de l’analyse génétique qui apparemment se sont perdus dans les méandres des ordinateurs de l’hôpital. Il ne va pas me prescrire de traitement, car je ne suis pas encore dans la fourchette des personnes en danger selon les normes comptables imposées aux services de santé.  Il me conseille de maigrir de dix kilos. Faute de mieux, je vais suivre son avis.

Sujet voisin :

La médecine malade du business des Ondes ? La preuve par 5… G !



En savoir plus sur Portraits d'artistes

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Alain Cadet, journaliste
Alain Cadet, journaliste

Il a débuté dans la vie professionnelle comme enseignant. Après avoir coché la case du métier de photographe, il s’est orienté vers la réalisation de films documentaires, activité qui a rempli l’essentiel de sa carrière. Arrivé à la retraite, il a fait quelques films… mais pas beaucoup ! Les producteurs craignent toujours que, passé 60 ans, le réalisateur ait la mauvaise idée de leur faire un infarctus, ce qui leur ferait perdre beaucoup d’argent ! La suite a montré qu’ils se sont peut-être montrés un peu trop frileux, mais cela fait partie du passé. C’est ainsi que l’ancien réalisateur – un peu photographe, sur les bords – s’est mis à collaborer avec différents journaux. Il a aussi écrit des livres sur la guerre de 1914 – 1918 où l’image a une place importante. C’est ainsi que dans ce blog, on trouvera beaucoup d’articles sur des peintres ou des photographes anciens ou contemporains, des textes relatifs aux deux guerres, mais aussi des articles opportunistes sur différents événements. Comme les moyens du bord sont très limités, cela a obligé l’auteur à se remettre à la photographie – sa passion de jeunesse – pour illustrer ses textes. Il ne s’en plaint pas !

Articles: 404

Vous pouvez commenter cet article