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Pagnerre un jour, Pagnerre toujours, Eugénies ressuscitée

Pagnerre un jour, Pagnerre toujours, Eugénies ressuscitée

Sous l’impulsion de quelques propriétaires de maisons prestigieuses du début du XXe siècle et de passionnés de l’architecture ancienne, des projets visant à mieux faire connaître le travail de l’architecte ( lillois et monsois) sont en gestation, tandis que des circuits culturels et touristiques autour des maisons Pagnerre sont organisés…

Au début des années 2000, Eugène-Gabriel Pagnerre était un illustre inconnu

sauf pour les propriétaires de vieilles maisons dont la façade comportait une plaque avec le nom de l’architecte. Il a fallu un film, un livre, des fascicules, des conférences, des circuits de visite, ici et là, pour que le nom de Pagnerre renvoie à une réalité pour les habitants des communes où l’architecte avait exercé son Art. Pagnerre et ses grandes « bourgeoises » – et même ses réalisations plus modestes – sont devenus « bancables » pour le plus grand plaisir des agences immobilières de la métropole. Pour soutenir ce travail de recherche et d’information, on a même créé une association, « Eugénies », évoquant le prénom de la mère d’Eugène-Gabriel Pagnerre dont le président fondateur, Jacques Desbarbieux, n’était autre que le conférencier de la visite du jour. 

Mais, après 13 ans de bons et loyaux services, confrontée au tarissement des vocations bénévoles, à la montée en puissance des tâches administratives, tatillonnes, complexes et chronophages, l’association s’est sabordée l’an dernier. N’est-ce pas un paradoxe de voir l’ancien président d’Eugénies faire de l’Eugénies sans Eugénies ? « Pas du tout », répond l’intéressé, « Cela m’a dégagé du temps pour faire de nouvelles recherches, organiser des conférences et des visites ». Force est de constater que l’intérêt pour le travail de l’architecte n’a pas disparu. Avec les anciens d’Eugénies, les membres des « Amis de la villa Cavrois« , les propriétaires de belles maisons et de moins belles, la visite a fait le plein et Jacques Desbarbieux a même dû refuser du monde.

Comme il fallait une structure-support pour organiser le circuit dans la légalité, c’est le groupe « Confitures » de L’Ass’Haut de Mons (l’association des riverains du quartier « du Haut»), largement représentée lors de cette visite par les cadres de son bureau – anciens et nouveaux – qui s’est attelé à la tâche. En ce mois de juin 2023, Jacques Desbarbieux accompagné de Cyril de Barbarin, Thierry Sanchez et Benoît Bonnaillie, propriétaires de maisons Pagnerre, ont candidaté dans le cadre de l’appel à projets participatifs de la municipalité pour un « Parcours de valorisation Gabriel Pagnerre » ll s’agit de la mise en place de circuits dédiés au travail de Pagnerre, matérialisés par des panneaux explicatifs et des « clous gravés » en face des plus belles réalisations de l’architecte. Ce projet fait partie des 6 finalistes retenus en première lecture. Les Monsois sont invités à voter tout le mois. Résultat, le 30 juin ! L’Histoire de Pagnerre continue à s’écrire et perdurera tant que ses maisons resteront debout. Elles sont très solides !

Galerie :

Pour accéder au vote participatif :

http://jeparticipe.monsenbaroeul.fr/

Pour en savoir plus sur Eugène-Gabriel Pagnerre :

Eugène-Gabriel Pagnerre, Architecte, 1874-1939


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Alain Cadet, journaliste
Alain Cadet, journaliste

Il a débuté dans la vie professionnelle comme enseignant. Après avoir coché la case du métier de photographe, il s’est orienté vers la réalisation de films documentaires, activité qui a rempli l’essentiel de sa carrière. Arrivé à la retraite, il a fait quelques films… mais pas beaucoup ! Les producteurs craignent toujours que, passé 60 ans, le réalisateur ait la mauvaise idée de leur faire un infarctus, ce qui leur ferait perdre beaucoup d’argent ! La suite a montré qu’ils se sont peut-être montrés un peu trop frileux, mais cela fait partie du passé. C’est ainsi que l’ancien réalisateur – un peu photographe, sur les bords – s’est mis à collaborer avec différents journaux. Il a aussi écrit des livres sur la guerre de 1914 – 1918 où l’image a une place importante. C’est ainsi que dans ce blog, on trouvera beaucoup d’articles sur des peintres ou des photographes anciens ou contemporains, des textes relatifs aux deux guerres, mais aussi des articles opportunistes sur différents événements. Comme les moyens du bord sont très limités, cela a obligé l’auteur à se remettre à la photographie – sa passion de jeunesse – pour illustrer ses textes. Il ne s’en plaint pas !

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