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Régis Goudey

Régis Goudey a retrouvé son équilibre à travers la vie associative.

Régis ne rate aucun événement citoyen de la commune.

Régis Goudey
Régis Goudey

Il a belle allure et porte toujours la même paire de lunettes de soleil. « Je suis aveugle », explique-t-il. « Mes lunettes c’est ma manière à moi d’être anonyme, de ne pas afficher d’entrée de jeu mon état et de ne pas déranger les gens ».

Régis a fait des études hôtelières. Pendant de nombreuses années, il a servi, en salle, dans un restaurant lillois de prestige. « On y voyait beaucoup de figures de la politique et du showbiz». témoigne-t-il, « Ce travail me plaisait beaucoup ». En 1999, Régis est frappé par une grave maladie. Il perd totalement la vue en moins d’un mois. « Lorsque je me suis rendu compte que j’étais aveugle, cela a été un choc terrible », poursuit-il. « Pendant trois ans, j’ai cessé de vivre. Je n’ai aucun souvenir de cette période. Le monde a continué sans moi ». Les répercussions familiales sont importantes Annick, son épouse, abandonne son travail pour s’occuper de lui. Valentin, le plus jeune de ses trois enfants voit ses résultats scolaires fléchir. « La famille était en grande souffrance », se souvient Régis. « Un beau jour, j’ai décidé que j’allais très bien. Comme par miracle, tout s’est arrangé. J’ai redécouvert les événements qui s’étaient produits pendant mes trois ans d’absence. J’ai commencé à reconstruire ma vie ».

Régis intègre plusieurs associations Monsoises. Il fait partie du Conseil d’Administration de Caramel (le Centre social du quartier Concorde, proche de son appartement). Il participe au groupe de travail qui fait la liaison entre les habitants et Partenord (le bailleur de son immeuble). « Nous travaillons à l’amélioration du quotidien », précise Régis. Quatre fois par semaine, il se rend, seul, à pied, à la salle de musculation de l’avenue Rhin-Danube. « Dans mon cas, il vaut mieux travailler sa forme physique et son équilibre », ajoute-t-il. «La déambulation à travers la ville n’est pas toujours facile. Ce qui est très gênant, ce sont les voitures garées à cheval sur les trottoirs. Le  caniveau est le point de repère de ma canne. Les potelets posés pour limiter le phénomène n’arrangent rien, ils sont aussi des obstacles. Avec le temps, j’ai fini par me dire que la voiture fait partie du mode de vie des gens et qu’il faut faire avec ».

Régis est également un farouche mais pacifique supporter des DVE, dans le virage nord. Il va au cinéma. Dernièrement il a beaucoup aimé Intouchables. « C’est un excellent film. Ce n’est pas seulement à cause du sujet », assure-t-il. «A la télévision, J’apprécie beaucoup les documentaires ainsi que les films qui font parcourir le monde. »

Régis voyage beaucoup : il est allé passer 15 jours au Mali avec les Touaregs. L’année suivante ce fut le Sénégal et la région des mangroves, à pied, de village en village.

« Il faut avoir confiance et se dire que la vie vaut la peine d’être vécue à condition de vouloir la construire », conclut-il.


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Alain Cadet, journaliste
Alain Cadet, journaliste

Il a débuté dans la vie professionnelle comme enseignant. Après avoir coché la case du métier de photographe, il s’est orienté vers la réalisation de films documentaires, activité qui a rempli l’essentiel de sa carrière. Arrivé à la retraite, il a fait quelques films… mais pas beaucoup ! Les producteurs craignent toujours que, passé 60 ans, le réalisateur ait la mauvaise idée de leur faire un infarctus, ce qui leur ferait perdre beaucoup d’argent ! La suite a montré qu’ils se sont peut-être montrés un peu trop frileux, mais cela fait partie du passé. C’est ainsi que l’ancien réalisateur – un peu photographe, sur les bords – s’est mis à collaborer avec différents journaux. Il a aussi écrit des livres sur la guerre de 1914 – 1918 où l’image a une place importante. C’est ainsi que dans ce blog, on trouvera beaucoup d’articles sur des peintres ou des photographes anciens ou contemporains, des textes relatifs aux deux guerres, mais aussi des articles opportunistes sur différents événements. Comme les moyens du bord sont très limités, cela a obligé l’auteur à se remettre à la photographie – sa passion de jeunesse – pour illustrer ses textes. Il ne s’en plaint pas !

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