Catégories
Mons en Baroeul

Salvador Allende

La salle Allende et le Trophée Béton

La nouvelle salle de spectacle du Cœur de ville attire de nombreux artistes du spectacle vivant. Sa notoriété dépasse les limites de la commune. Elle a désormais sa place parmi les grandes salles de la métropole. Sa qualité architecturale, l’acoustique de sa salle principale, expliquent en grande partie cette réussite.. Le bâtiment a été récompensé dernièrement par la profession. Il est le seul immeuble des Hauts-de-France à être lauréat du Trophée Béton, attribué aux meilleures réalisations de ces cinq dernières années.

La salle Allende vue de l’Hôtel de ville
Photo Eugéni Pons

La nouvelle salle Allende est entourée d’une succession de bâtiments relativement récents des années ça 60 – 70 emblématiques du style des Villes nouvelles. « Nous nous devions de marier cette nouvelle construction avec son environnement », explique Dominique Coulon, le concepteur – maître d’œuvre du projet. « Les immeubles qui l’entourent, de forme parallélépipédique, sont disposés de façon régulière. Il fallait que notre architecture soit respectueuse de cet environnement tout en amenant une touche plus contemporaine. C’est pourquoi, dans cette organisation orthonormée, le nouveau bâtiment pivote pour mieux regarder l’Hôtel de ville, devenant ainsi un repère urbain. »

« Construite comme si c’était un seul bloc de béton »
Photo Eugeni Pons

Ce sont à la fois des raisons économiques et esthétiques qui ont guidé les choix de l’architecte : « Nous avons utilisé un béton mat et rugueux opposé à un autre, brillant et poli, dans lequel nous avons introduit des morceaux de miroirs.  De ce contraste des deux matières qui s’opposent, entre matité et brillant, nait une partie de l’intérêt architectural du bâtiment. L’autre, réside dans le choix de le construire d’un seul bloc.» Pour ériger le bâtiment, le projet a privilégié la technique des « pré-murs » qui consiste à accoler, deux à deux, des dalles industrielles de béton poli, très résistant, puis de couler un autre béton dans le creux. On obtient ainsi un mur d’une grande solidité et d’un très bel aspect. Les interstices sont comblés avec des joints du même matériau, puis polis, ce qui donne l’illusion que chaque mur a été coulé d’un seul tenant. « Ce parti pris d’utiliser en partie un matériau industriel permettait d’abaisser les coûts tout en livrant un bâtiment solide et pérenne » explique Dominique Coulon.

Vue de la scène, la grande salle de spectacle de 500 places assises
Photo, Eugéni Pons

L’autre point très délicat, était d’assurer une bonne acoustique de la salle principale tout en respectant un cahier des charges orienté vers la polyvalence. « C’était très difficile à réaliser », assure l’architecte. « Nous avons dû effectuer nos calculs avec soin. Mais, d’après les retours que nous en avons, l’acoustique de la salle est d’excellente qualité. C’est pour nous une grande satisfaction. Désormais, l’objet ne nous appartient plus. C’est le bouche-à-oreille des artistes qui vont s’y produire et de leurs spectateurs qui vont faire la réputation de la salle Allende. Elle vit sa vie de façon autonome. »

Par Alain Cadet

Enseignant une quinzaine d’années et se réoriente vers la photographie puis la réalisation de films documentaires. Ayant connu toutes les évolutions techniques de la profession du cinéma 16 mm juste qu’à la vidéo haute définition, Alain Cadet finit par faire valoir ses droits à la retraite en tant que salarié. C’est un retraité très actif puisqu’il continue à faire des films dans le secteur privé.

Il écrit aussi désormais beaucoup pour des journaux locaux et surtout sa collaboration avec la presse écrite lui a permis de renouer avec la passion de sa jeunesse : la photographie !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.